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Tribunal des Prud’hommes
12 mai 2010
Les ex-salariés de l’ARAST (Association régionale d’accompagnement social territorialisé) qui demandaient leur intégration au sein du Conseil général ont été déboutés par les Prud’hommes hier, mardi. Le juge des référés s’est déclaré incompétent pour statuer sur l’embauche de 260 à 280 ex-travailleurs sociaux par le Département. Il a demandé aux ex-employés de se pourvoir devant une autre juridiction. Vers 10 heures 30, une partie des ex-salariés a commencé à bloquer l’entrée du Conseil général.

Les ex-salariés de l’ARAST ont été déboutés de leur requête devant Tribunal des Prud’hommes. (photo Imaz Press Réunion)
La colère gronde chez les ex-ARAST. Leur combat pour tenter de sauver leur emploi ne s’est jamais arrêté depuis le 27 novembre 2009, date de la mise en liquidation judiciaire de la structure. Après 4 mois de procédure devant le juge des référés du Tribunal des Prud’hommes, ils ont finalement été déboutés de leur requête. Certains pleuraient, d’autres pestaient contre le Conseil général. « Ils ne méritent pas cela », lance Valérie Bénard, représentante des salariés, en faisant référence à la décision du juge. Les ex-salariés ont bloqué la route devant le Palais de Justice de Champ-Fleuri pendant quelques minutes hier en début de matinée. Ils ont ensuite pris le chemin du Conseil général afin de protester. Christian Ribod, juriste à la CGTR, leur a expliqué le contenu du jugement rendu hier et a affirmé que « faire appel serait une perte de temps » et que la décision du juge était « prévisible ». « Vue l’urgence de la situation, nous avons tout de même tenté de saisir le juge des référés », souligne-t-il. Les ex-salariés saisiront prochainement le juge du fond des Prud’hommes, après être passés devant le Bureau des conciliations. Ils demanderont à nouveau leur réintégration au sein du Conseil général. A défaut, ils demanderont le paiement de leurs indemnités de licenciement par l’AGS (Assurance de garantie des salaires). Cette nouvelle procédure pourrait durer six mois minimum. Mais Christian Ribod estime : « on est parti pour six ans dans cette affaire », au grand désarroi des salariés.
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