APE : alerte générale sur les emplois à La Réunion, résultat de l’aliénation
9 juin, parRisque d’anéantissement des emplois liés à la production de richesses à La Réunion
10 mars 2011, par

Ce mois-ci, l’INSEE a publié une brochure complète sur la parité hommes-femmes à La Réunion. L’occasion de constater, une fois de plus, que la population féminine est beaucoup plus touchée par le chômage et la précarité.
Au 2ème trimestre 2010, 28,9% de la population active réunionnaise est sans emploi. Sans surprise, les femmes sont plus fortement touchées par le chômage que les hommes. Cette disparité est particulièrement visible pour les tranches d’âges 15-19 ans, avec 6 points d’écart, et 25-44 ans, 4 points d’écart.
Même si on constate une atténuation du chômage avec l’obtention de diplômes, à diplôme égal, les femmes subissent plus sévèrement le chômage.
Et lorsqu’elles travaillent, elles occupent davantage des postes à temps partiel ou précaires.
Selon l’INSEE, elles sont majoritaires dans le secteur public, puisqu’elles y occupent 56% des emplois et sont moins présentes dans le privé (42%). Mais leurs contrats de travail, dans le public comme dans le privé, sont plus souvent précaires (CDD, contrats aidés, intérim…) que ceux des hommes.
De plus, parmi les emplois salariés, environ 47.700 sont à temps partiel. Ils sont particulièrement nombreux chez les particuliers, et auprès des collectivités locales — sous la forme d’emplois aidés qui cumulent précarité et temps partiel.
Lorsqu’une femme trouve un emploi, dans un cas sur trois, elle ne travaille qu’à temps partiel, au lieu d’un cas sur dix chez les hommes.
3 créateurs sur 10 sont des femmes
La création d’entreprise est encore majoritairement masculine puis sur 10 créateurs d’entreprises, seules 3 sont en fait des créatrices.
Même si l’entreprenariat intéresse de plus en plus les femmes, elles sont davantage confrontées au manque de capital. Tous secteurs confondus, les femmes investissent moins de capitaux au départ que leurs homologues masculins. Ainsi, près de 44% des entreprises créées par des femmes ont démarré avec moins de 4.000 euros (38% pour celles des hommes). En revanche, l’écart est moins significatif en ce qui concerne les projets importants : 23,6% des créatrices ont démarré avec plus de 16.000 euros, contre 24,5% des créateurs.
Enfin, les femmes ont leur secteur de prédilection. Elles créent principalement des entreprises de commerce et de services, hébergement, restauration, l’action sociale. Les hommes se démarquent surtout en créant des entreprises de construction (29% contre 10% chez les femmes) ainsi que dans l’industrie, l’énergie et les transports.
SP
(Avec les publications de l’INSEE Réunion)
Risque d’anéantissement des emplois liés à la production de richesses à La Réunion
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