Temoignages.RE - Home |   | Cont@ct  |  Flux RSS  Podcasts  Nous suivre sur Facebook  Nous suivre sur Twitter  Temoignages.RE on Google Plus  World Wide Web Consortium - W3C.org
Temoignages.re

Nout Zournal OnZeWéb

http://www.temoignages.re

Accueil du site> International> Monde

Crise en Europe

Les Grecs s’enflamment

14 février 2012 Céline TABOU

Dimanche soir, le Parlement grec devait voter le nouveau plan d’austérité imposé par la Troïka, pour obtenir une aide de 130 milliards d’euros. Ce vote aura été le théâtre d’affrontements entre le peuple grec et les forces de l’ordre.

Mots-clés : /


Partager

Réunis dans l’après-midi, des milliers de Grecs étaient venus rejeter les « dix commandements » décidés par les créanciers. La manifestation a dégénéré en émeutes. Enseignes incendiées et dévalisées, jets de pierres, confrontation entre policiers et manifestants. La grève générale, entamée dimanche, s’est poursuivie hier à l’appel des confédérations syndicales du public et du privé.

Les députés choisissent l’euro au peuple

Le gouvernement grec a adopté dimanche, comme décidé par le FMI, la BCE et l’UE, le plan d’austérité afin d’éviter le défaut de paiement d’une obligation à la mi-mars. Le Parlement a choisi de rester dans la zone euro malgré la résistance dans la rue. De violentes manifestations réunissant 80.000 personnes à Athènes, selon la police, ont enflammé la capitale grecque. Les autorités ont dénombré une quarantaine de départs de feu ou incendies dans des bâtiments ou équipements du centre, selon un communiqué du Ministère de la Protection du citoyen.

Le nouveau plan d’austérité aura été adopté par 199 voix de majorité sur un total de 300 députés, dont 278 présents. Normalement, le gouvernement de coalition socialistes-conservateurs de Lucas Papadémos devait compter sur 236 voix. Le Premier ministre Lucas Papadémos a condamné la violence et les destructions, et justifié l’importance du vote des parlementaires. Ce dernier a expliqué qu’il fallait « avancer avec l’Europe et la monnaie unique » ou « précipiter le pays dans la misère, la banqueroute, la marginalisation et l’exclusion de l’euro ».

« Le chantage de la Troïka »

D’après l’“Agence France Presse”, des banderoles dénonçant « le chantage de la Troïka » ou demandant « l’effacement de la dette » étaient brandies par une foule pacifique à Athènes de plus de 3.500 personnes. La seconde journée de mobilisation aura commencé par une action coup-de-poing des militants du front communiste syndical grec, Pame, qui a déployé sur l’Acropole deux banderoles géantes dénonçant « la dictature des monopoles de l’Union européenne ». A contrario, de nombreux Grecs ne descendent pas dans la rue, « ils sont tout simplement abattus par les mesures qui n’en finissent pas », a expliqué le journaliste de RFI.

Le 9 février, les négociations entre le gouvernement et la Troïka auront été « conclues avec succès », ont précisé les services du Premier ministre Lucas Papadémos dans un communiqué. Après des semaines de discussions, les dirigeants des partis politiques grecs qui soutiennent le gouvernement de coalition à Athènes ont cédé et approuvé « l’accord général sur le contenu » du nouveau plan de sauvetage, a souligné le communiqué. Ce nouvel accord concerne notamment la fonction publique, la flexibilité du marché du travail, le renforcement du fisc.

Ce plan arrive après deux années de cure d’austérité qui ont échoué à redresser les finances publiques et ont aggravé la situation économique. Toutefois, en plus de cet accord avec les créanciers internationaux, le gouvernement de Lucas Papadémos espère conclure un accord avec ses créanciers privés qui lui permettrait d’effacer environ 100 milliards d’euros de dette.

Céline Tabou

La révolution est en marche

Sonia Mitralia, membre du Comité grec contre la dette et du CADTM international, avait indiqué que les mesures économiques prises allaient non seulement appauvrir la société grecque, mais conduire à la révolution. Depuis vendredi, à l’appel des syndicats et partis politiques, les Grecs sont descendus dans les rues pour protester contre les nouvelles mesures et la cure vécue depuis 2009. Plus de 100.000 personnes étaient réunies dans les rues d’Athènes et de Salonique dimanche soir. La manifestation a dégénéré en émeute, au cours de laquelle plus d’une dizaine de bâtiments ont été incendiés. À Salonique, la police a recensé six banques endommagées. Dans la capitale, la police a recensé 35 personnes blessées, puis hospitalisées, au cours d’affrontements entre forces anti-émeutes et des groupes de manifestants cagoulés dans les rues adjacentes de la place Syntagma, devant le Parlement. Les syndicats jugent que ce plan est le « tombeau de la société », et en dépit du vote au Parlement, la gauche communiste et radicale a réitéré à l’institution sa demande d’élections immédiates, considérant que la Grèce n’a rien à perdre à mettre ses créanciers au défi de la lâcher.

Imprimer, Print


Partager

Répondre à cet article


modération à priori

Ce forum est modéré à priori : votre contribution n'apparaîtra qu'après avoir été validée par un administrateur du site.

Un message, un commentaire ?
  • (Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.)

Qui êtes-vous ? (optionnel)


La Réunion -> Monde




SPIP | Plan du site | Suivre la vie du site RSS 2.0
Témoignages - 6 rue du Général Emile Rolland - BP 1016 - 97828 Le Port Cedex
Annonces légales | Rédaction | Publicité
Directeur de publication : Jean-Max Hoarau | Mentions légales | Contacts

© Copyright 5 mai 1944-2012 Témoignages | Tous droits réservés.
La reproduction, même partielle, des contenus des pages de ce site sans accord préalable est strictement interdite (les citations sont autorisées par le droit français pour commentaires et critiques, tant que ceux-ci y sont strictement concomitants et que sont précisés l’auteur original et le lien Internet vers la page source).

Haut