Au 12ème Km au Tampon

Les habitants de la cité Saint Vincent de Paul toujours menacés

28 avril 2007

Jeudi après-midi, un communiqué de la presse de la Mairie du Tampon tombe. Il nous annonce qu’une solution a été trouvée dans le conflit qui opposait la Sodegis, l’association Saint Vincent de Paul et des habitants du 12ème Km.
Rappelez-vous, il y a 30 ans environ, l’association Saint Vincent de Paul mettait à la disposition de familles dans le besoin un terrain et plusieurs maisons, et tout ceci gracieusement. Aujourd’hui, sans en avoir informé ces habitants, l’association vend ce même terrain à la société d’économie mixte, la Sodegis, promoteur immobilier.
La Sodegis avait donc exigé que la population quitte les lieux le plus rapidement possible sous peine d’expulsion. Un des habitants avait alerté l’association “Agir Pou Nout Tout”, qui s’est emparée de l’affaire.
Mais vendredi matin, un autre communiqué de presse tombe, cette fois de l’association de Jean-Hugues Ratenon, Agir Pour Nout Tout, qui dément formellement le premier communiqué de la Mairie du Tampon. « Aucune solution n’a été trouvée, aucun protocole n’a été signé ».
Pour Max Banon de l’association Agir Pou Nout Tout, « il y a des basses manœuvres de la mairie pour faire écarter notre association de cette affaire. C’est inadmissible que ni les habitants concernés, ni nous, n’ayons accès au dossier ».
Alors, pourquoi vouloir évincer l’association ? Certains disent que c’est pour « mieux atteindre la population et faire n’importe quoi ».
C’est pour cela qu’aujourd’hui, à 10h30, Agir Pour Nout Tout se rendra à la Préfecture, pour demander au Préfet Paul-Henri Maccioni d’intervenir pour faire respecter la loi et de les laisser consulter le dossier.
D’autre part, l’association réfute totalement l’idée d’un soi-disant accord passé avec les familles. « Aucun papier n’a été signé par qui que ce soit qui garantirait aux familles le droit de rester dans leur habitation », souligne Max Banon.
Notons que 8 maisons ont déjà été rasées et que les habitants sont logés dans des HLM, avec des frais locatifs qu’ils n’avaient pas avant, et ils sont livrés à eux-mêmes, sans aucune aide. Ces habitants n’ont jamais vu les permis de démolition. « Et le droit de préemption du maire, on ne l’a pas vu non plus ».
L’association demandera également au Préfet d’installer une cellule psychologique car « des personnes ont eu des chocs psychologiques importants, notamment une vieille dame qui s’est retrouvée en appartement et qui ne reconnaît plus son entourage ».
En réalité, cette affaire soulève des problèmes plus profonds, et d’ordre général. Quels sont les droits des habitants dans cette affaire ? Qui peut faire quoi ? Aujourd’hui, ces habitants sont laissés pour compte autant par la Sodegis que par la Municipalité, et ne savent plus quoi faire, ni vers qui se retourner.
Notons au passage que ce terrain de 8.000 m2 a été vendu à la Sodegis pour 68.000 euros, ce qui revient à 8,50 euros le m2, un prix complètement dérisoire, qui signe la dilapidation d’un patrimoine, alors que l’association qui en était propriétaire vit de subvention publique.
L’association Agir Pour Nout Tout se dit très en colère et est prête à durcir le ton si la Préfecture ne satisfaisait pas à leur demande.

Sophie Périabe


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Messages

  • Je suis un habitant de st Vincent de Paul...on n est toujours dans l impasse...si j en avais les moyens j aurais été en en métropole pour chercher des vrais avocats pour nous défendre dans ce dossier,pour que nous ayons axé à la propriété...ceci dit la Sodegis avec ses 22 millions de chiffre d affaire ???travaille t elle toujours pour les pauvres !!on se demande souvent d ou vient la colère des personnes....


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