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“Shemin la vi” au Centre à Rayonnement Régional de Saint-Benoît
30 mai 2009
Associer les jeunes au projet MCUR, faire en sorte qu’ils prennent conscience de la richesse culturelle de l’île, c’est l’objectif de Shemin la vi. Près de 20.000 élèves ont déjà participé à ce programme. Hier, une dizaine de classes ont présenté leurs danses, chants, pièce de théâtre ou autre création artistique au Centre à Rayonnement Régional de Saint-Benoît.

De la maternelle à la Terminale, une trentaine de classes venues des quatre coins de l’île ont assisté au spectacle réalisé par une dizaine d’établissements scolaires au Centre à Rayonnement Régional de Saint-Benoît. Tous ont réalisé des travaux sur la culture, l’histoire et l’identité réunionnaises. Depuis 2005, le Rectorat et la Maison des Civilisations et de l’Unité Réunionnaise travaillent en collaboration sur des projets culturels, dans le cadre de Shemin la vi.
Le but de Shemin la vi est de « favoriser l’appropriation des valeurs et des objectifs de la MCUR par l’ensemble de la communauté scolaire et de développer des outils pédagogiques à partir du travail réalisé par les élèves avec les enseignants et les intervenants artistiques et culturels ». Chaque année, 2.000 élèves participent à ce programme avec la MCUR. Une façon pour ces jeunes de s’investir dans « la grande aventure pour la reconnaissance de l’histoire de La Réunion, de notre identité, et d’être fier de ce que nous sommes partout dans le monde », dixit Alain Armand, vice-président du Conseil régional délégué à la Culture.
En 2005, Shemin la vi avait pris la forme d’un concours de dessin et depuis 2006 les élèves travaillent sur la valorisation du patrimoine culturel vivant.
EP
La flore endémique, école élémentaire Rivière du Mât les Hauts
Lorenza et Mickaël sont en CM1, classe à Projet à Action Culturelle, à l’école de la Rivière du Mât les Hauts. Ils ont travaillé avec leur enseignante sur la flore endémique de l’île. Ils sont ainsi partis à la découverte des arbres à la Roche Ecrite, et dans la forêt des Bras des Lianes, avant de présenter leur travail aux personnes âgées du quartier. Un moment de rencontre pour échanger les savoirs. « La flore endémique de La Réunion est peu connue. On ne l’apprend pas à l’école en général. Il y avait un manque à combler pour les élèves », souligne Lyda Narayanin, enseignante.
L’îlet à Guillaume, collège du Chaudron
Aline, Eva, Ourfadjat et leurs camarades de 3ème du collège du Chaudron ne connaissaient rien de l’histoire de l’îlet à Guillaume avant la lecture du roman de Pascale Moignoux, “Graine de bagnard”. Avec leur professeur de français, Mme Encatassamy, et leur documentaliste, Mme Cerneaux, ils ont réalisé une exposition sur l’îlet et présenté une lecture scénique de quelques moments clés de l’ouvrage.
Les “haïkus” en créole, collège Mille Roches
Jordan et ses camarades ont découvert le haïku, forme poétique japonaise, avec un intervenant au collège Mille Roches de Saint-André. La classe de 3ème LCR a adapté cette forme poétique en créole. Avec leur professeur de français, Béatrice Risquo, les élèves ont créé des poèmes à partir de la lecture de textes en créole : bassin le diable, le voile de la mariée, Dimitile… Le tout illustré par des dessins.
Les bijoux mendiants, lycée professionnel de Saint-Pierre
La section couture du lycée professionnel de Saint-Pierre a rencontré l’éco-designer Guy Gabon Alendroit. De cette rencontre sont nés des objets : des “bijoux mendiants” inspirés de la tradition du tapis mendiant avec du textile de récupération, et des meubles colorés. Pour compléter, un album intitulé “So chic, so créole” expose les étapes de la création.
Les cases créoles, école Narassiguin
Chaque case créole est particulière. Après une visite du circuit de Hellbourg, les élèves de CM1 de l’école Narassiguin de Bras-Panon ont dessiné les façades des maisons. Un lexique accompagne les photos des cases créoles et un jeu de l’oie, construit par les élèves, permet de découvrir l’architecture créole.
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