APE : alerte générale sur les emplois à La Réunion, résultat de l’aliénation
9 juin, parRisque d’anéantissement des emplois liés à la production de richesses à La Réunion
Dans la manif
13 décembre 2008

Les jeunes manifestants n’en démordent pas, « le gouvernement se fout de nous, nous ne sommes pas entendus, nous ne sommes même pas sûrs que ce soit remonté jusqu’au préfet », déplore Nicolas. Élève au lycée de Bellepierre, il est l’un des leaders du mouvement. C’est encore une fois dans le calme que s’est déroulée la manifestation.
L’Union Nationale des Étudiants de France (UNEF), présente pour soutenir les lycéens, exprime son mécontentement : « Le ministre Xavier Darcos avait annoncé qu’il ferait passer une lettre dans tous les lycées par l’intermédiaire du Rectorat pour expliquer la réforme, et il ne l’a pas fait, alors qui désinforme qui ? ». Le problème, regrette Gilles Leperlier, président de l’UNEF, est que « si le gouvernement reste fermé au débat, le mouvement risque de se durcir ».
« La réforme ne nous concerne pas directement, mais nous pensons à nos enfants plus tard. Nous sommes là aussi pour lutter contre toutes les autres réformes, comme celle sur la réduction des effectifs de professeurs », insistent Soifia et Saho. Élèves du lycée hôtelier La Renaissance, elles sont solidaires du mouvement mené par les lycéens des filières générale et technique.
Dans un communiqué publié vendredi après-midi, le Rectorat recense un total de 5.000 manifestants à Saint-Denis, Saint-Pierre, Le Port, Saint-Benoît et Saint-André. 15 lycées sur les 41 de l’île ont été touchés par le mouvement de grève.
Par ailleurs, l’association Agir Pou Nout Tout se dit solidaire du mouvement et déclare : « La jeunesse est l’avenir de notre pays, alors soutenons-les massivement ».
Pas d’audience à la préfecture
Les manifestants sont arrivés au Barachois vers 11 heures. Un sitting s’est mis en place au milieu de la chaussée. Il n’a duré que quelques minutes. Ils se sont ensuite rassemblés devant la Préfecture. Une brève bousculade a opposé quelques lycées aux forces de Police. Les esprits se sont vite calmés et les jeunes se sont installés devant le cordon de policiers.
Ils n’ont pas été reçus en Préfecture, l’administration préfectorale affirmant qu’elle n’avait reçu aucune demande d’audience. Les lycéens ont été outrés. Ils se disent « pris pour des imbéciles » et ajoutent :« nous faisons un sitting juste pour le plaisir, évidemment ».
Les lycéens sont repartis en début d’après-midi. Ils ont annoncé la poursuite de la mobilisation. L’UNEF prévoit une réunion ce samedi avec tous les leaders des différents lycées, afin d’organiser des actions pour les prochains jours. Les parents et les professeurs sont invités à se joindre au mouvement.
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