APE : alerte générale sur les emplois à La Réunion, résultat de l’aliénation
9 juin, parRisque d’anéantissement des emplois liés à la production de richesses à La Réunion
Nout mémwar
24 mai 2013

Dans cette chronique ’Nout mémwar’, voici le début du 4ème chapitre (’La caverne’) du texte de Louis-Timagène Houat paru quatre ans avant l’abolition de l’esclavage à La Réunion sous le titre ’Les Marrons’, au sujet des esclaves et des traitements imposés aux marrons dans les colonies françaises. L’auteur raconte comment un groupe d’esclaves marrons malgaches quitte « l’habitation coloniale » réunionnaise « au pied des Salazes » pour se réfugier dans les Hauts. L’un d’eux, ’le Câpre’, laisse ses camarades dans « un établissement » et après une chute il échappe à des chiens de chasseurs de marrons…
Notre pauvre marron vivait. Le ciel, en l’épargnant, avait fait servir sa chute même à son salut.
À l’endroit où elle eut lieu, la montagne était d’un aspect épouvantable : élevée à une hauteur de plus de deux mille mètres, elle surplombait sur elle-même, et ne présentait de la tête au pied que des masses et parties fuyantes, détachées, inaccessibles. Aussi, les chasseurs s’étaient-ils retirés avec la persuasion que leur gibier humain, le Câpre, s’y était infailliblement tué !
Mais en tombant, celui-ci, par un mouvement machinal, instantané, porta ses mains contre le morne. Il eut le bonheur de s’accrocher à une de ces grosses lianes qu’on y voit quelquefois pendre comme des cordages le long du bord d’un navire.
Elle était longue. Il s’y laissa affaler doucement, et arriva ainsi sur une espèce de plateau, coupé vers le milieu de la masse générale.
Il était sauvé. Il ne le croyait pas. Aussi bien d’en haut les détachements pouvaient encore, dans leur malice, envoyer à sa poursuite quelques roches homicides. Il chercha aussitôt à se cacher.
Un grand trou noir se montrait au ventre du morne et à la naissance du plateau. Il y mit la tête. C’était une caverne spacieuse. Il y pénétra sans pouvoir rien distinguer d’abord. Mais bientôt l’obscurité s’éclaircissant, il s’arrêta soudain.
Que vit-il ? Une jeune femme blanche assise dans un coin et tenant dans ses bras un enfant mulâtre à qui elle donnait son sein !
Interdit à cette apparition si étrange, il resta immobile ; et, doutant de la réalité, ouvrant de grands yeux pour mieux voir, obsédé de mille craintes de blancs et de fantômes, il n’osait ni avancer ni reculer, il était comme pétrifié, quand la jeune femme, tout occupée de son enfant et sans lever la tête, articula d’une voix douce :
— C’est toi, Frême ?...
À cette demande, le Câpre, encore plus troublé, marmotta, sans rien répondre, quelques monosyllabes inintelligibles.
Risque d’anéantissement des emplois liés à la production de richesses à La Réunion
Mézami mi rapèl lo tan nou téi koné fé gran-gran lopérassion : kissoi bann miltiplikassion plizyèr shif, kissoi bann divizion, kissoi mèm lo (…)
L’ouverture aux services de l’Accord de partenariat économique (APE) entre l’Union européenne, les Comores, Madagascar, Maurice et les Seychelles (…)
In kozman pou la rout
Communiqué officiel du 40e Conseil des ministres de la COI
Qui a dit que le peuple réunionnais était condamné à subir les schémas descendants de la mondialisation marchande et à n’être que le spectateur (…)
Au lieu de reproduire la France, les Réunionnais devraient s’inspirer de Madagascar
Retour sur le séminaire organisé par la Section PCR de Saint-Denis
Conséquence de la crise et de la pénurie de logements sociaux
Condoléances du Parti Communiste Réunionnais
Face aux difficultés de trésorerie à cause des retards de paiement
À la veille de la manifestation organisée par des élus devant la préfecture