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Après la Conférence de Copenhague…
26 janvier 2010
Les ministres de l’Environnement de la Chine, du Brésil, de l’Afrique du Sud et de l’Inde ont rencontré, dimanche dernier à New Delhi, le Premier ministre indien, Manmohan Singh, afin de discuter des perspectives post-Copenhague sur le changement climatique. Les quatre grands pays émergents ont envoyé un signal fort de bonne volonté, en promettant de soumettre leurs engagements cette semaine aux Nations Unies. Toutefois, ils attendent en échange que les pays riches respectent la promesse faite à Copenhague de verser dès cette année 10 milliards de dollars d’aides aux pays les plus pauvres.
Cette rencontre entre les ministres de l’Environnement de la Chine, du Brésil, de l’Afrique du Sud et de l’Inde avec le Premier ministre indien avait pour but de concevoir une stratégie commune avant les négociations officielles sur le changement climatique. Ces discussions viennent à la suite des négociations qui ont eu lieu lors de la Conférence de Copenhague sur le changement climatique.
L’Inde, la Chine, le Brésil et l’Afrique du Sud se déclarent prêts à déposer leur plan de lutte contre le réchauffement climatique à l’ONU, mais réclament un peu de cohérence aux pays industrialisés.
Paris, Londres, Bruxelles, Washington, Tokyo n’ont pas débloqué la moindre somme
Les quatre grands pays émergents ont envoyé un signal fort de bonne volonté, en promettant de soumettre leurs engagements cette semaine aux Nations Unies. Jairam Ramesh, Ministre de l’Environnement de l’Inde, avec le Brésil, la Chine, et l’Afrique du Sud, a toutefois précisé qu’ils attendaient en échange que les pays riches respectent la promesse faite à Copenhague de verser dès cette année 10 milliards de dollars (environ 7,1 milliards d’euros) d’aides aux pays les plus pauvres (Afrique et petits Etats insulaires) pour les aider à s’adapter au réchauffement climatique. Actuellement, ni Paris, ni Londres, ni Bruxelles, ni Washington, ni Tokyo n’ont débloqué la moindre somme. « La preuve de leurs engagements résident dans ces 10 milliards promis, sinon on en déduira que les pays développés ne sont pas sérieux sur le sujet climatique », a tranché Jairam Ramesh.
Les premiers versements aux pays les moins avancés
Les premiers versements devraient aller aux pays les moins développés, y compris les petits Etats insulaires et des pays d’Afrique, a estimé le chef chinois des Négociations climatiques, Xie Zhenhua, à l’issue de la réunion de New Delhi.
Ils comptent soumettre leurs projets pour combattre le changement climatique dans la semaine aux Nations Unies. Les pays pauvres avaient promis lors de la Conférence de Copenhague de présenter des actions volontaires d’ici au 31 janvier, date butoir repoussée.
Le groupe de New Delhi a estimé que le versement de cet argent constituerait la preuve de l’engagement des pays riches sur ce dossier. Les Quatre ont évoqué la possibilité de créer leur propre fonds de soutien.
Rappelons que le Sommet qui a réuni 193 Etats à Copenhague (Danemark) et qui s’est achevé le 19 décembre dernier par l’adoption, à l’arraché, d’un texte destiné à lutter contre le réchauffement climatique comporte un volet sur l’aide financière versée par les pays riches aux pays pauvres. En effet, les pays riches vont verser aux pays pauvres 10 milliards de dollars par an jusqu’en 2012 afin de lutter contre le réchauffement climatique. Cela représente une somme dérisoire face aux 9.350 milliards de dollars injectés pour sauver les banques et le système capitaliste ou aux 6.000 milliards de dollars dépensés pour la guerre en Irak.
Une responsabilité historique des pays riches
Les pays riches ont une responsabilité historique face au réchauffement climatique. Ils représentent 20% de la population mondiale et 80% des émissions de gaz à effet de serre. Une des clés du succès de Copenhague est donc que les pays développés assument l’Histoire. « Les pays en voie de développement, les îles, l’Afrique, les Pays les moins avancés (PMA) sont frappés par le changement climatique. C’est pourquoi le fonds d’adaptation est très important ». Et les pays riches doivent également s’engager dans ce fonds, « ce n’est pas un acte de charité », ont souligné les représentants des pays émergents.
Sanjiv Dinama
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