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Après l’intransigeance face aux planteurs, le lock-out imposé aux ouvriers
26 juillet 2010
Le blocage continuait hier, dimanche 25 juillet 2010, aux usines du Gol et de Bois-Rouge, et la situation ne semble pas prête à se débloquer. En effet, la réunion de négociation entre les syndicats d’agriculteurs et les usiniers qui s’est tenue ce samedi n’a pas débouché sur une solution. Du coup, les usiniers ont décidé de lancer un lock-out qui signifie la mise au chômage technique des travailleurs des usines.

Toujours aucune issue dans le mouvement déclenché par les planteurs pour se faire respecter. (photos Imaz Press Réunion)
La fermeture des usines en réponse à la grève des livraisons, voici la situation actuelle des rapports entre les planteurs réunionnais et les nouveaux propriétaires des usines sucrières.
Vendredi, le conflit semblait pourtant en passe d’être débloqué. Mais planteurs et usiniers ont finalement campé sur leur position. « Ils nous ont donné l’espoir d’une fin de conflit, la balle est maintenant dans leur camp », souligne Krishna Atanari, responsable des jeunes de la CGPER.
Les grévistes protestent, entre autres, contre la présence d’un observateur de l’usine lors du prélèvement servant à analyser la richesse en sucre de la canne. Demande refusée par les usiniers qui proposent la mise en place d’une « charte de bonne conduite » pour éviter des abus de la part de ces observateurs.
Par ailleurs, dans un communiqué, le syndicat des fabricants de sucre de La Réunion annonce que « compte-tenu du blocage des discussions, les usines sucrières sont dans l’obligation d’envisager des mesures d’arrêt d’activité ». Hier, un représentant des usiniers interrogé par Télé Réunion a confirmé cette décision, évoquant le chômage technique et le renvoi des travailleurs saisonniers. À l’intransigeance envers les planteurs s’ajoute donc une sanction des travailleurs des usines.
Pour rappel, le blocage des usines du Gol et de Bois Rouge a débuté le 21 juillet dernier. Pour chaque jour de paralysie, ce sont près de 17.000 tonnes de cannes qui ne sont pas livrées dans les deux usines.
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