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8 décembre 2007
Je pensais avoir besoin de deux semaines d’un peu de repos avant de reprendre, mais en bi-hebdomadaire, ma petite chronique. Et puis, le naturel reprenant ses droits et des élus bénédictins revendiquant les leurs, me voilà de retour plus tôt que prévu.
Ainsi donc, si j’en crois la presse d’hier, ce serait le chaos dans la « droite » bénédictine. Nous l’avons lu et entendu : des élus de la majorité, premier adjoint en tête, ont jeudi présenté devant le Conseil municipal de Saint Benoît une délibération par laquelle ils veulent demander que “leur Droit” leur soit appliqué. “Leur Droit”, évidemment, est dit et prévu par la Loi : une augmentation de 20% de leurs indemnités de fonction, avec rétroactivité s’il vous plait. Soit les rondelettes sommes supplémentaires de 11.000 euros par adjoint et 1.600 euros par “simple” Conseiller municipal.
Ce Droit répétons-le, est prévu par la Loi. Et c’est là où le bât blesse.
Pour l’honneur de la politique, Bertho Audifax, le Maire, a refusé de siéger sur une telle question : « Cela est contraire à mon éthique personnelle », dira-t-il avant de se retirer. Je ne vous le fais pas dire : j’aurais dit et fait autant...
Mais l’éthique et la morale sont une chose, la Loi en est une autre. Il lui arrive même à la Loi de s’asseoir par-dessus la morale.
D’où la double leçon à tirer de l’échauffourée bénédictine : s’il appartient au peuple qui vote de prendre conscience qu’il y a un réel problème de moralisation de la vie publique, n’appartient-il pas à ses représentants élus de mettre un minimum de morale dans nos Lois ?
Et puis, il y eut, rédigé par Georges Lazare, dans le “JIR” de vendredi, un article sur la candidature annoncée (pour la seconde fois) de Monsieur Jeannick A... aux Municipales de mars prochain au Port.
De cela on en parlera lundi...
Raymond Lauret
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