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Différend franco-comorien sur l’île de Mayotte : réponse du Collectif des Associations et des Amis des Comores — 6 —
26 février 2009
Dans la conclusion de sa tribune libre, le CAAC appelle les Mahorais à voter "non" au referendum du 29 mars, et pose comme préalable à toute discussion la loyauté des parties.
Le mode de coopération choisi par le Président Sambi avec des pays du monde arabo-musulman est plus réaliste, puisqu’il élimine la présence des intérêts français, mais malheureusement, il est entaché d’arrières pensées politiques auxquelles la France ferait bien de prendre garde, et donc de consentir et initier des systèmes coopératifs entre les Comores et d’autres pays issus de la zone et des organisations africaines, voire de la Conférence Islamique, et de renoncer au système bilatéral. Le simple fait que le Président Sambi ait enterré les accords de Maurice aurait du l’alerter, à moins qu’elle n’ait voulu profiter du fait.
De la même façon, il nous apparaît déplacé que les pauvres consultations bilatérales n’aient lieu qu’en présence d’interlocuteurs de second plan, comme un sous-ministre des Colonies, et pas au niveau qu’impose un conflit entre deux nations souveraines, soit entre Ministres des Affaires étrangères ou chefs d’État. De même que dorénavant, ce soit des négociations tripartites qui soient engagées, avec la présence de l’exécutif mahorais, ce qui déséquilibre scandaleusement les délégations, la partie française étant représentée par deux entités.
Qui soutenait les tentatives de sécession ?
Notre professeur tend en tout point à désigner un État coupable et responsable de ses malheurs, qui serait les Comores et qui n’aurait d’autres opportunités et solutions que d’aménager son sort avec le premier responsable de ses misères. Nous n’avons pas évoqué le rôle joué par la France et des officines mahoraises dans les dernières tentatives de sécession dont les Comores ont été victimes.
On peut imaginer toutes les formes et les procédures possibles qui pourraient conduire à échéance plus ou moins lointaine au retour de l’île comorienne de Mayotte dans son espace politique et géographique naturel, mais tant qu’on n’aura pas posé comme préalable la loyauté des parties, la question restera conflictuelle et dangereuse pour la paix dans la région et partant dans le monde. C’est un aspect de la question que n’a pas abordé notre juriste. Le principal regret à sa lecture, c’est de voir un expert se mettre au service de l’idéologie de la loi du plus fort. Cela, c’est un autre problème ! Sans nous lancer dans une polémique malsaine, nous nous interrogeons sur les éventuelles officines au service desquelles, aurait pu se rapporter la publication de ces articles.
Il nous apparaît légitime que des voix citoyennes fassent enfin face aux experts, pour leur signifier que :
Jamais nous ne renoncerons à l’île comorienne de Mayotte, Jamais !
Nous appelons d’ailleurs nos compatriotes Mahorais à dire NON au référendum organisé par la puissance occupante, le 29 mars 2009 !
Fin
Le Collectif des Associations et des Amis des Comores (CAAC)
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