Médias

« Diffuser de fausses informations sur la santé d’un candidat, cela s’appelle comment ? »

Sur le Blog de Paul Vergès

Témoignages.re / 2 septembre 2011

Voici le commentaire de Paul Vergès sur la fausse nouvelle diffusée à son sujet.

Étant toujours le dernier informé… j’ai appris par un appel téléphonique de mes amis que j’étais « au plus mal » et hospitalisé depuis mardi soir (30 août 2011) au CHR Félix Guyon, à Saint-Denis.

J’ai ensuite été assailli de coups de téléphone d’amis bien sûr, mais aussi de personnalités politiques d’opinions éloignées des miennes. Cela montre la répercussion qu’une telle pseudo-info peut avoir très rapidement.
Je suis frappé par le ton affirmatif utilisé par Radio Festival et l’ampleur donnée à cette fausse nouvelle en évoquant « un tremblement de terre dans le milieu politique local ».
Je suis frappé également que tout ce que mes proches, quand ils ont été sollicités par cette radio, ont pu dire, ait été interprété comme une preuve que cette annonce erronée était…vraie. « Sachant quelle remise en cause cela pourrait induire, forcément on pourrait comprendre que le Parti Communiste Réunionnais et les membres de l’Alliance préfèrent pour l’instant garder le silence », commente en effet cette même radio. On a même imaginé que c’était mon épouse, Laurence, qui avait des problèmes de santé.
Cette obstination à maintenir une fausse information ne traduit-elle pas précisément la volonté de provoquer « le tremblement de terre » annoncé ? J’ai une longue expérience de la confrontation politique. Mais évoquer l’aggravation de l’état de santé d’un candidat à une élection, aggravation pouvant annoncer d’autres suites… est un exemple de bassesse que je n’avais jamais vu jusqu’ici.
A-t-on imaginé les effets sur ma famille ? Ma fille m’a téléphoné de Paris pour savoir ce qu’il se passait. À son arrivée au travail, mon petit-fils a été interrogé sur mon état de santé. De vieux camarades et amis se sont inquiétés. Ceux qui ont monté cette machination ont-ils pensé à tout cela ?
À un peu plus de trois semaines d’une élection, il y a là un problème d’ordre public dont le procureur de la République aura à apprécier la gravité.


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