Moi d’abord, vous après,

10 décembre 2007

L’entreprise France est annoncée « en faillite » par certain et par le Président, en nous prenant à témoin que « les Français n’attendent pas que je distribue des cadeaux de Père Noël alors qu’ils savent parfaitement bien qu’il n’y a pas d’argent dans les caisses ».
Comment peut-on diriger la France, en sachant cela et s’octroyer 140% voire 206% d’augmentation de salaire (le Ministre du Budget et des Comptes Publics Eric Woerth ne sait d’ailleurs plus le pourcentage exact) ?
Comment peut-on dire aux Français d’augmenter leur pouvoir d’achat en ponctionnant leurs économies, leur capital conservé pour les coups durs et annoncer, pour début février 2008, l’augmentation du taux des livrets A de 3% actuellement à 3,5% voire 3,75% ?
Ne dit-il pas aussi : « il faut redonner de la cohérence » et quelques jours après cette allocution sur le pouvoir d’achat entendre une entreprise publique GDF vouloir augmenter ses prix de 10% ?
Le Code du travail, depuis ces 40 dernières années, a toujours permis de régler les heures supplémentaires sur la base de 125% pour les 8 premières heures, puis 150 % ensuite et 200% pour les heures travaillées le jour de repos hebdomadaire et les jours fériés. Encore faut-il que le carnet de commande ou qu’un surcroît d’activité le nécessite. Le salarié n’a jamais décidé de son temps de travail !
Une inflation galopante est en cours. Comme le Président, avec son accroissement de 206% de son salaire, les patrons des grands groupes n’ont aucun scrupule à vouloir spéculer et recevoir des dividendes, en augmentation chaque trimestre.
Donc, prenons de l’argent aux consommateurs, même si ce n’est pas justifié, comme Total, avec ces 12 milliards d’euros de résultats nets et le laboratoire pharmaceutique SANOFI, avec ces 4 milliards d’euros.
Où est la probité du Président ?
Où est l’équité pour Toutes et Tous ?

René Louis Pestel


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Témoignages - 82e année


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