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Maloya
3 octobre 2009
Au patrimoine de l’Humanité appartient désormais nout Maloya. Une sacrée nouvelle Le maloya, c’est Gramouns Baba, Bébé, Lélé, le rwa kaf, Alain Peters… mais aussi Firmin Viry, Lindigo, Groove Lélé, Ti Fock, Baster, Natahlie Nathiembé, Salem tradition, Françoise Guimbert, Alex… Nou arèt la sinon sa, i fodra in journal entié pou ékri tou lo ban’d non. Autrefois interdit mais joué dans la clandestinité, le Maloya aujourd’hui est en haut de l’affiche. Bravo à toutes ces femmes et ces hommes qui ont milité, lutté pour sa valorisation. Elles/ils ont essuyé des coups – de galets… – été moukatés, dénoncés pour leur amour du Maloya. Malgré tout, ils ont résisté à toutes ces attaques. Oui, nou lé kapak mais que le chemin fut long ! Au bout pourtant une annonce – qui a fait grincer les dents et chauffer certaines oreilles. Mais on ne leur en tiendra pas rigueur. L’important est que nout Maloya lé an lèr. Alon prandr in kayamb, in roulèr pou dansé shanté, Maloya morceau de l’humanité.
Jean-Fabrice Nativel
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