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Mobilisation d’anciens salariés de l’ARAST devant le Conseil général
24 décembre 2011
« Je ne suis pas juriste, je ne suis pas technicienne. J’essaie modestement de remplir mon mandat », a lâché Nassimah Dindar, présidente du Conseil général. Après des semaines de silence sur la mobilisation depuis 23 jours d’anciens salariés de l’ARAST devant les grilles du palais de la source, elle s’est enfin exprimée officiellement hier après-midi.

C’est quelques semaines avant les régionales de 2010 que l’exploitation politicienne de la détresse de 1.200 travailleurs trahis par leurs dirigeants et l’AGS a commencé (notre photo). La meneuse du mouvement est devenue vice-présidente UMP du Conseil régional. Deux ans plus tard, à l’approche de la présidentielle, l’exploitation politicienne continue. Les élus de l’opposition avaient entraîné avec eux les anciens salariés de l’ARAST pour faire le spectacle devant les médias. (photo d’archives Imaz Press Réunion)
Hier lors d’une conférence de presse réunissant toutes les composantes de la majorité, la présidente du Conseil général s’est exprimée sur le mouvement de quelques anciens salariés de l’ARAST qui manifestent depuis plus de trois semaines devant le Conseil général. Nassimah Dindar dénonce une « récupération politique » et souligne vouloir le traitement de situation des anciens salariés en toute « objectivité et neutralité ».
Ce vendredi après-midi, alors qu’une dizaine d’ex-ARAST campent devant le palais de la Source depuis début décembre et que quatre personnes ont entamé une grève de la faim, Nassimah Dindar a souhaité « rétablir les informations les plus claires possibles sur un événement que nous vivons au quotidien », car dit-elle, « des informations erronées circulent depuis plusieurs semaines ».
Elle a regretté un dossier « qui relève de la récupération politique », qui revient sur le carreau « à chaque fois que des échéances électorales approchent » et dont « on utilise la misère humaine ». « À force de répétition, personne ne comprend plus rien à l’affaire de l’ARAST », a-t-elle ajouté.
La présidente de la collectivité a ensuite confirmé le versement des premières indemnités de licenciements de 89 anciens salariés sur 128, dès lundi ou mardi, ce à quoi le Conseil général a été condamné en novembre 2010 par le conseil des prud’hommes de Saint-Pierre. Un mandatement d’une somme de 650.000 euros sur 765.000 euros « pour l’instant », selon Maître Belot, avocat du Département.
À la question de pourquoi ne pas avoir payé les indemnités alors que le jugement de novembre 2010 est exécutoire, ce dernier a souligné que « les délégués syndicaux ne sont pas venus le voir » et que « les premiers relevés d’identités bancaires ont été reçus il y a trois jours ». « Ce n’est pas à un débiteur d’aller voir ses créanciers pour le payer », a-t-il insisté.
Concernant la demande de médiation formulée par les ex-ARAST, Nassimah Dindar a déclaré : « Je ne vais pas les rencontrer pour raconter d’histoire. Je ne veux pas faire perdre de temps à Paul Junot et à moi-même. Je ne maîtrise pas le juridique et j’essaie de faire pour le mieux mon travail ». « Aujourd’hui, nous apportons des solutions. Les gens sont payés. Il faudra attendre la suite », a-t-elle conclu.
Avec Imaz Press Réunion
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