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Non à la répression !
Libérez les jeunes Réunionnais !
Versez 200 euros tout de suite aux plus démunis.
Que l’État montre l’exemple de l’ordre social,
après avoir organisé la catastrophe sociale !

Tout le monde connaît la situation sociale très tendue à La Réunion. La responsabilité première en revient au gouvernement et l’UMP.

Depuis 5 ans, ils ont aggravé ce qui était déjà insupportable en 1997. C’est pourquoi la population réunionnaise a voté à plus de 63% en faveur de Ségolène Royal. L’arrivée de Sarkozy est une déception et la crise de confiance s’est accentuée au fil d’une gouvernance qui a abouti à changer 3 ministres de l’Outre-mer les 2 premières années du mandat.
L’actuelle ministre de l’Outre-mer, Mme Penchard, est un pur produit issu des émeutes de 2009 en Guadeloupe, Martinique, Guyane et La Réunion. Pour se rattraper, Sarkozy a brandi une Guadeloupéenne comme pour bien montrer sa bonne foi dans une nouvelle relation avec l’Outre-mer. Hélas ! Mayotte était en grève pendant un mois.

Tous les projets sont à terre. La Réunion est en récession économique ; le chômage atteint 130.000 personnes, dont 60% de jeunes âgés de moins de 25 ans. Les jeunes n’ont aucun espoir de voir une amélioration de leur vie. Ils sont perdus.

C’est à cet instant que l’attitude de Didier Robert est irresponsable. Toute sa politique consiste à distribuer de l’argent économisé par les mandatures de Paul Vergès. Il donne l’impression que tout le monde peut en profiter. La situation a dégénéré quand il a annoncé qu’« une baisse de 25 centimes, je ne sais pas faire ». Les gens pensent qu’il ment comme il a menti pour le Dash 8.

Changement de tactique : le mouvement échappe à l’intersyndicale

Devant la division du mouvement des transporteurs, c’est la FNTR (Fédération nationale des transports routiers) qui s’est portée au devant avec une autre méthode d’action où on a vu le maire de Saint-Leu venir au Port en écharpe pour animer la manifestation. Lui est déjà en campagne législative et son frère est dirigeant de la FNTR. A ce moment-là, l’appel lancé par les organisateurs de venir en renfort pour faire face aux forces de l’ordre et au sous-préfet a eu un écho favorable dans une opinion déjà à chaud. Surtout au Port. Le reste, ce sont des boucs émissaires jetés en pâture aux magistrats répressifs.

La Préfecture annonce 233 interpellations, dont 159 gardes à vue et 20 emprisonnements

Ce n’est pas un palmarès. Dans une petite île comme celle de La Réunion, à la situation sociale déjà tendue, il faut arrêter de jeter des jeunes en prison ! Les pouvoirs publics doivent prendre une décision d’apaisement qui pourrait être la contrepartie du calme et d’un plan de redressement économique et social de La Réunion. C’est pourquoi il faut d’urgence :
1- Libérer les jeunes.
2- Verser 200 euros tout de suite aux plus démunis.
3- Que les institutions exposent à la télé leurs propositions pour sortir de cette grave crise sociale.

576 militaires pour mater les victimes de l’apartheid social

Saint-Denis, Le Port, Saint-Benoît, Saint-Louis, Saint-Pierre, le Tampon, Étang-Salé… Autant de villes touchées par des émeutes montrent que ce n’est pas un phénomène isolé. On aurait tort d’envoyer des jeunes en prison… pour l’exemple !

Dans plusieurs endroits, c’est même la première fois que cela se produit.

La conséquence directe de ces manifestations, c’est bien entendu les pertes économiques, mais aussi les fractures sociales qui s’élargissent de plus en plus sans perspective de les rapprocher. Le diagnostic est connu. La solution : il faut en finir avec l’apartheid social.

Même le MEDEF n’en peut plus.

L’organisation patronale s’est fendue d’un communiqué alarmant : « cette crise qui résulte d’un taux de chômage extrêmement élevé et sans pareil ailleurs ». C’est bien la preuve que les jeunes sont des victimes et non des responsables des conséquences de cette crise inégalée.

Pendant ce temps, le gouvernement préfère envoyer des renforts de policiers comme seule solution immédiate. La Préfecture annonce 576 militaires sur le pied de guerre ! Pas un mot de compassion pour tous ceux qui souffrent : 50% de la population réunionnaise vit sous le seuil de pauvreté. Pas un geste de solidarité et d’urgence sociale.

C’est en ce sens que le PCR a lancé l’idée de 200 euros tout de suite pour les plus pauvres.



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Messages



  • 27 février 2012, 08:58, par HUGO

    Tout a fait d’accord. Le préfet doit apporter d’autre réponses que la prison et la répresion à nos enfants, à nos jeunes... Chacun ne peut s’exprimer qu’avec ses moyens...

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  • 28 février 2012, 14:16

    Organisons une manifestation pacifique pour la libération de ces jeunes.
    Encore une fois, le vice-procureur Hellier s’est démarqué en demandant la peine maximale pour les Réunionnais !
    A quand des magistrats réunionnais ?

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