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Dominique Mardaye du Collectif départemental de consommateurs contre les abus bancaires

« Nous continuerons à mettre les inégalités au-devant de la scène »

12 août 2009 Sophie PERIABE

Ayant un référent dans chaque banque de l’île, « en cas de problème », le Collectif départemental de consommateurs contre les abus bancaires a rencontré hier la Direction de la BR (Banque de La Réunion) pour, d’une part, savoir si cette collaboration est maintenue ou pas et, d’autre part, avoir des informations sur une perte de 55 millions d’euros que la BR aurait subie au 1er semestre de cette année.

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<p>Dominique Mardaye déplore le manque de volonté de transparence et de visibilité des banques concernant leurs gains.
(photo CF)</p>

Dominique Mardaye déplore le manque de volonté de transparence et de visibilité des banques concernant leurs gains. (photo CF)

Vous avez rencontré aujourd’hui (ndlr : hier) la Direction de la Banque de La Réunion, quel était l’objet de cette réunion ?
— Depuis la création du collectif, nous travaillons en collaboration avec toutes les banques réunionnaises. Nous avons un référent dans chaque banque, en cas de problème. À la BR, il s’agit du directeur du service Crédit, il a été nommé par le directeur général.
Aujourd’hui, la BR a à sa tête un nouveau directeur général, Benoît Catel, et nous l’avons rencontré dans le cadre de cette collaboration. Maintien ou pas de la collaboration, du référent.
D’autre part, nous avions également des questions au sujet de la publication des résultats de la banque et notamment la perte de 55 millions d’euros du premier semestre 2009.

Que retenez-vous de cette rencontre ?
— Au niveau du collectif, le partenariat continue ; c’était notre première inquiétude. Seulement, il n’y a pas de réelle volonté de transparence et de visibilité. D’ailleurs, la banque n’a pas le droit de communiquer sur ces chiffres avant le 28 août, date de son assemblée générale.
Mais il subsiste une grande opacité et une grande hypocrisie au niveau des gains. En fait, quand tout va bien, la banque est là, et quand tout va mal, il n’y a plus personne. Pour les banques, ce sont les petites entreprises qui sont la cause de leur perte, donc elles ne font plus confiance aux TPE/PME.
Après, elles signent des chartes avec la Chambre de Métiers pour essayer d’aider les petits commerçants et artisans. Les chartes, ça fait jolie quand on les signe, et après, on ne les applique jamais.
Mais vraiment, il y a une opacité pour ces réponses apportées.

Quelle est la suite pour le collectif ?
— Nous allons continuer notre combat avec le soutien de la population réunionnaise. La population nous suit car elle sait que nous sommes en collaboration avec les banques.
En tout cas, nous continuerons à mettre les inégalités au-devant de la scène.

Propos recueillis par Sophie Périabe

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