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Une confirmation : la démographie au centre de tout
19 août 2011
L’Institut national d’études démographiques (INED) a publié une étude révélant que la Terre dépassera les 7 milliards d’habitants le 31 octobre 2011. Selon ses estimations, la planète abritera 10 milliards de personnes d’ici 2050. Rappelons qu’en 12 ans, la population mondiale a augmenté de 1 milliard d’habitants, et que la hausse prévue pour les 40 prochaines années équivaut à un apport égal à la moitié de la population mondiale en 1999.

Une rue d’Antananarivo, capitale d’un pays de 20 millions d’habitants aujourd’hui, et de plus de 40 millions dans 20 ans. À l’échelle du monde, les prévisions de croissance démographique sont une nouvelle fois réévaluées, voilà le défi considérable qui va s’imposer à tous : comment réussir le développement durable pour 10 milliards d’être humains ?
Cette hausse démographique aura des conséquences sur les sociétés, qui devront s’adapter aux changements, mais aussi aux demandes. Logement, éducation, santé, le nombre croissant d’habitants demande des anticipations politiques en matière d’aménagement du territoire, d’emploi, d’alimentation…
En 1999, la Terre avait dépassé le cap des 6 milliards d’habitants, 12 ans plus tard, la barre des 7 milliards a été franchie. Les chercheurs de l’INED estiment qu’il faudra attendre 14 ans avant d’atteindre les 8 milliards. La croissance démographique a atteint son niveau maximum de 2% par an il y a 50 ans. Celle-ci a été divisée par deux depuis pour tomber à 1,1% en 2011. Cette décélération s’explique par la diminution de la fécondité moyenne, revenue à 2,5 enfants par femme aujourd’hui contre le double en 1950.
Une forte croissance démographique en Afrique
L’INED a indiqué que l’essentiel de la croissance démographique d’ici la fin du siècle sera concentré sur l’Afrique subsaharienne, la péninsule arabique et les régions allant de l’Afghanistan au Nord de l’Inde. L’accroissement dans les années à venir devrait être particulièrement important en Afrique subsaharienne, où la population devrait passer d’un peu plus de 600 millions d’habitants en 2000 à près de 3,4 milliards en 2100.
« C’est l’une des régions du monde où la fécondité reste encore élevée même si elle est en baisse. Et même avec cette baisse, c’est plus qu’ailleurs. Les régions du monde qui vont voir leur population croître le plus au cours des prochaines décennies, ce sont les pays où la fécondité est la plus élevée », a expliqué à l’Agence France Presse le chercheur Gilles Pison, auteur de l’étude.
Aujourd’hui, le nombre d’enfants par femme est de 7 au Niger, 6,4 en Somalie, 6,1 en République démocratique du Congo et 5,8 au Burkina Faso. Cet accroissement de la population africaine continuera en dépit d’un taux de mortalité infantile élevé et du Sida, « qui a eu un impact démographique, mais n’a pas empêché la population de l’Afrique de continuer d’augmenter et pourrait tripler d’ici un siècle », a souligné Gilles Pison.
Une espérance de vie élevée
L’étude montre également que l’Inde devrait prendre la tête du classement devant la Chine, avec près de 1,7 milliard d’habitants prévus en 2050 contre 1,31 milliard pour l’Empire du Milieu. En ce qui concerne l’espérance de vie, l’étude indique que, de nos jours, les Japonais vivent le plus longtemps, jusqu’à 83 ans en moyenne, contre 46 ans au Zimbabwe.
Avec 63,3 millions d’habitants, la France métropolitaine se situe au 21ème rang mondial en 2011, entre la République démocratique du Congo et le Royaume-Uni. Elle devrait être rétrogradée au 26ème rang d’ici à 2050, selon les projections de l’INED, avec une population prévue à 72 millions de personnes. La Réunion verra également sa population croitre, avec 1 million d’habitants d’ici 2030.
Céline Tabou




Voir en ligne : Lien pour télécharger l’étude de l’Institut national d’études démographiques
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