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Grossistes et importateurs de produits anti-moustiques
8 février 2006
Ce mardi 7 février 2006, une réunion des importateurs, grossistes et distributeurs s’est tenue à la préfecture de La Réunion. Une réunion qui a permis de faire un point de la situation en termes de consommation des produits anti-moustiques et des problèmes d’approvisionnements.
Tandis que le nettoyage de l’île bat son plein, on est toujours à la recherche de produits anti-moustiques. Contrairement aux dires du ministre de la Santé Xavier Bertrand, il est extrêmement difficile de trouver de quoi se protéger contre l’Aedes albopictus.
À l’origine de cette pénurie bien visible dans nos magasins : des retards d’approvisionnement. Les importateurs ont souvent été pris de court. À cela, il faut ajouter des blocages dans l’acheminement des containers.
Les rayons insecticides des grandes surfaces sont dévalisés régulièrement et il n’est pas rare de les trouver vides depuis le début de l’épidémie. Plusieurs hypermarchés sont en rupture de stock. Difficile de se procurer des spirales, des appareils et des plaquettes anti-moustiques. Les pharmacies proposent également une panoplie de produits répulsifs. Celles du centre-ville de Saint-Denis sont également en rupture de stock.
Le bilan de la réunion de travail qui s’est déroulée hier à la préfecture est venu confirmer cet état des lieux. Jean Ballandras, secrétaire général des Affaires régionales, explique cependant que ces ruptures de stocks sont passagères. Les volumes de commandes ont augmenté, aucune estimation n’a été faite, mais il faut savoir que la consommation depuis le début du mois de février équivaut à l’intégralité d’une saison estivale forte.
Selon le secrétaire général, nous ne sommes pas dans un fonctionnement de pénuries. Une cellule de suivi en termes d’approvisionnement et de consommation a été mise en place par la Préfecture. Elle permettra de prendre de nouvelles mesures si besoin est.
En attendant le réapprovisionnement prochain des grandes surfaces, restent les petites boutiques de quartiers où il est encore possible de se procurer les précieuses spirales. Mais les prix peuvent varier du simple au double d’une boutique à l’autre.
Depuis quelques jours, un numéro vert est à disposition du public pour dénoncer les abus sur les prix des produits anti-moustiques. Certains professionnels n’hésitant pas à profiter de l’épidémie de chikungunya pour gonfler leur prix. En cas de doute, numéro vert mis en place par la préfecture. Il s’agit du 0800-402-402.
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