APE : alerte générale sur les emplois à La Réunion, résultat de l’aliénation
9 juin, parRisque d’anéantissement des emplois liés à la production de richesses à La Réunion
4 janvier 2010

J’étais parfois allée au refuge SPA de Saint-Denis (à la Jamaïque). La proximité de l’entreprise de ramassage des ordures n’incitait à le visiter : odeurs nauséabondes, environnement insalubre. Il y avait néanmoins un grand choix de chiens et de chats qui vivaient dans un espace assez vaste pour leur éviter d’être stressés, dans la mesure du possible.
Ayant appris que la SPA déménageait dans le nouveau centre animalier à Sainte-Marie (le Prado), je m’y suis rendue par curiosité. Quelle déception !
Si l’environnement et les locaux administratifs sont biens (normal, c’est neuf), je suis dégoûtée par la conception des locaux destinés aux animaux faite en dépit du bon sens. Je me demande si les professionnels ont été consultés sur les conditions de vie d’un animal en captivité. Il me paraît évident que cela n’a pas été le cas.
En effet, les chiens sont enfermés dans des box individuels et sombres autour d’une cour dont l’accès leur est interdit. Les chiens ainsi emprisonnés ne verront pas la lumière du jour ou le soleil pendant des mois (sinon des années, pour certains) en attendant qu’une bonne âme veuille bien les délivrer en les adoptant.
Par rapport à la Jamaïque, la capacité d’accueil est en net recul. J’ai vu qu’il y avait très peu de places et donc peu de possibilités pour sortir d’autres chiens de la fourrière pour les sauver de la mort. Quant aux chats, la place dont ils disposent actuellement est divisée par cinq. Mais, il ne fait aucun doute que la condition des chats de La Réunion est encore plus négligée que celle des chiens.
Dans un contexte de pénurie de structures d’accueil et de soin des animaux à La Réunion, je constate que les animaux sont toujours considérés comme “une nuisance” et que la priorité est donnée à l’euthanasie. La preuve, la fourrière a trois fois plus de capacité d’accueil alors que les animaux sont tués au bout de 4 jours (contrairement à la métropole, délai de 8 jours).
J’estime qu’il est de mon devoir d’exprimer mon indignation car je fais partie des gens qui se soucient de nos amis les bêtes et, heureusement, je ne suis pas la seule. La maltraitance des animaux commence déjà avec l’ignorance, la bêtise, l’indifférence et l’égoïsme.
En cette fin d’année, j’exprime le vœu que ces gens qui n’ont aucune notion du respect de la vie se réincarnent en animal domestique et qu’ils connaissent à leur tour les “joies” des refuges animaliers à La Réunion.
Angélina
Risque d’anéantissement des emplois liés à la production de richesses à La Réunion
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