APE : alerte générale sur les emplois à La Réunion, résultat de l’aliénation
9 juin, parRisque d’anéantissement des emplois liés à la production de richesses à La Réunion
Aujourd’hui, la grève recommence
19 décembre 2011, par

Après quarante-quatre jours de mobilisations contre la vie chère, les Mahorais vont de nouveau retourner dans la rue pour lutter contre la détérioration de leurs conditions de vie et la hausse des prix.
Mayotte devenu le 101ème département de la République de France, les Mahorais demandent l’égalité sociale. Les précédentes manifestations ont pris fin le 9 novembre et devraient reprendre suite à l’appel de l’intersyndicale, l’Association des consommateurs de Mayotte et le Collectif des citoyens perdus.
Relancer le dialogue
L’intersyndicale composée de la CGT Ma, le Cisma-CFDT, la CFE-CGC et les associations de consommateurs avaient refusé de signer l’accord de sortie de crise présenté par le négociateur du gouvernement, Denis Robin, conseiller de François Fillon et ancien préfet de Mayotte. Seul le syndicat FO avait accepté, créant le désarroi chez les manifestants et la colère des membres de l’intersyndicale.
Aujourd’hui, « les syndicats devraient renouer les discussions avec la préfecture dans l’après-midi, mais nous attendons aussi que les grands distributeurs se décident à discuter avec nous, et si nous arrivons à faire intégrer nos observations dans le protocole Robin, nous pourrons sortir de ce guêpier », a déclaré Soulaimana Noussoura, chef de file de la CFE-CGC de Mayotte.
Les revendications n’ont pas changé, l’intersyndicale souhaite insérer dans l’accord de fin de conflit la baisse des prix des produits de première nécessité durablement, l’affectation au kilo des produits négociés et la neutralisation des prix pour les produits n’ayant pas fait l’objet de négociations. Le préavis de grève a été déposé le 8 décembre pour le 19 décembre. Les responsables syndicaux espèrent aboutir le plus rapidement possible à une sortie définitive du conflit, les récentes manifestations ayant laissé des séquelles dans la vie socio-économique de Mayotte.
« Les distributeurs ne jouent pas le jeu »
Selon le syndicat CGT Mayotte, cité par le journal en ligne “Malango”, les distributeurs ne joueraient pas le jeu et auraient augmenté de nouveau les prix des produits de première nécessité. Ce constat a été fait par les Mahorais eux-mêmes qui l’ont indiqué aux syndicats, qui ont décidé de « réagir et de ne pas laisser envenimer la situation », a expliqué Djanfafar Kamiloudine, secrétaire général de la CGT Mayotte.
Les syndicalistes ont indiqué que leur principal objectif était de « sortir au plus vite de cette crise qui a secoué économiquement et socialement l’île pendant 44 jours ».
Céline Tabou
Risque d’anéantissement des emplois liés à la production de richesses à La Réunion
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