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15 octobre 2008
Chaque année, près d’un millier de personnes sont victimes d’un décès par noyade. Un accident dramatique souvent lié à une imprudence ou à une négligence et évitable par quelques mesures de précaution. Explications.
Le mot "noyade" définit une asphyxie liée à une entrée d’eau brutale dans les bronches à la suite d’une immersion. Pour autant, beaucoup utilisent à tort le terme de noyade pour parler en réalité d’un "aquastress" : la victime, épuisée, est consciente et n’a pas inhalé d’eau dans les bronches.
Deux origines distinctes :
Schématiquement, on distingue deux origines à la noyade. Dans les deux cas, la victime risque de couler à pic :
La noyade primitive, due le plus souvent à un épuisement suivi d’une submersion. La victime, encore consciente, va inhaler de l’eau.
La noyade secondaire à un malaise, un accident cardiaque, une crampe, un traumatisme crânien, et surtout à une hydrocution, autrement dit un choc thermique provoqué par la différence de température entre une eau froide et le corps (37°C) qui entraîne un malaise et parfois un arrêt cardiorespiratoire.
Que faire ?
- Si la personne est en arrêt cardiorespiratoire, faites un massage cardiaque et un bouche-à-bouche (après avoir nettoyé ce qui peut l’obstruer). Avant le bouche-à-bouche, appuyez fortement sur l’abdomen du noyé, couché sur le dos, afin d’expulser hors des poumons l’eau qui pourrait s’y trouver.
Si la personne est inconsciente, mais respire normalement, placez-la en position latérale de sécurité.
Recouvrez toujours un noyé afin de lutter contre l’hypothermie.
Et bien sûr, appelez le 18 (pompiers) ou le 15 (SAMU).
En prévention :
Surveillez toujours vos enfants. Quelques secondes d’inattention suffisent pour une noyade, même dans une baignoire !
Équipez votre piscine privée d’un dispositif de sécurité.
Ne vous baignez pas dans les 3 à 4 heures qui suivent un repas copieux et/ou alcoolisé (risque d’hydrocution).
Évitez de plonger tête la première dans l’eau si vous vous êtes exposé longuement en plein soleil.
Pour entrer dans l’eau, mouillez-vous de façon progressive, sans oublier la nuque où circulent des artères cérébrales très sensibles aux variations brutales de température.
Et enfin... apprenez à nager !
Par le Docteur Daniel Gloaguen, médecin généraliste et urgentiste
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