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17 janvier 2009, par

La Chine a gagné deux places et se classe quatrième du top 5 des pays les plus attractifs en matière d’investissements dans les énergies renouvelables, selon le baromètre des énergies renouvelables publié par le cabinet Ernst & Young. Cette entrée de la Chine dans le top 5 est une première. En 2008, les États-Unis gardent la tête du classement, suivis par l’Allemagne, l’Inde, la Chine et l’Espagne. Le Royaume-Uni n’a plus sa place dans le top 5 et se classe désormais en sixième position. La France, quant à elle, arrive en neuvième position. Selon le cabinet Ernst & Young, les investissements mondiaux dans les énergies renouvelables pourraient atteindre 750 milliards de dollars d’ici 2016.
L’engagement du gouvernement Chinois a conduit à une hausse importante des investissements dans le secteur des énergies renouvelables selon le cabinet Ernst & Young. L’attractivité de la Chine aurait en effet été impulsée par la politique énergétique engagée par le gouvernement qui souhaite que les énergies renouvelables couvrent 10% de l’énergie du pays à l’horizon 2010 et 15% d’ici 2020, contre 8% actuellement. Ce programme de développement est doté de 200 milliards d’euros sur la période 2006-2020. Pour atteindre cet objectif, la Chine a affermi le potentiel de ses chaînes d’approvisionnement et pourrait atteindre 9 GW de puissance de production d’énergie renouvelable d’ici quelques années.
L’attractivité de la Chine aurait en effet été impulsée par la politique énergétique
Déjà très présente dans l’industrie solaire, la Chine pourrait également accroître ses développements dans l’éolien. Actuellement cinquième nation dans ce domaine avec une capacité installée de 6,05 millions de kW, la Chine ambitionne de porter sa capacité à 10,25 millions de kW en 2020. Le pays pourrait également devenir un importateur important d’équipements éoliens dans les années à venir.
Malgré les efforts, les États-Unis restent les plus grands pollueurs avec 19.21 tonnes de co2 par habitant
Malgré une situation budgétaire difficile et une certaine difficulté à trouver des fonds, les États-Unis restent sur la première marche du podium. Le rapport note que des efforts considérables ont été réalisés par les lobbyistes pro-énergies renouvelables et les sénateurs pour assurer le maintien de la production et des investissements en 2009. Les politiques des différents États contribuent fortement à l’attractivité du territoire. Le Texas se place même en champion de l’éolien tandis que la Californie attire les investissements dans le solaire, la biomasse et la géothermie. Mais les efforts réalisés par les États-Unis restent insuffisants vu que les États-Unis sont aujourd’hui les plus grands pollueurs du monde avec 19.21 tonnes de co2 émis par habitant.
60 villes 100% solaires d’ici 2012 en Inde
Enfin, l’engagement du gouvernement Indien en faveur des énergies renouvelables contribue fortement à l’attractivité du pays. Mise en place d’aides pour impulser le développement d’installations photovoltaïques, création de 60 villes 100 % solaires d’ici 2012 avec le soutien des pouvoirs publics et de nombreux projets de biomasse attirent les investisseurs, notamment pour développer l’énergie éolienne.
Le Royaume-Uni chute de la 4ème à la 6ème place de ce classement
L’un des perdants de ce baromètre est le Royaume-Uni le gouvernement a pourtant annoncé des objectifs ambitieux en juin dernier, avec notamment un développement fort dans l’éolien offshore pour respecter les objectifs fixés par Bruxelles à l’échéance 2020 (20% d’énergies renouvelables dans la production d’énergie). Mais une longue consultation s’est ouverte, qui devrait durer deux ans environ, ce qui risque de ne pas permettre d’actions concrètes avant 2010.
Le rapport d’Ernst & Young souligne enfin que l’industrie des énergies renouvelables résiste plutôt bien à la déprime des marchés financiers. « D’une manière générale, la pénurie des crédits n’a pas eu d’effet sur l’attractivité du secteur », relève le cabinet de conseil. La hausse du coût des énergies fossiles rend plus compétitives les énergies renouvelables comme l’éolien, le solaire ou l’énergie marine. La baisse actuelle du baril de pétrole due à la crise n’étant que temporaire.
Risham Badroudine
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