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8 janvier 2007
Toutes les mesures que prend actuellement le gouvernement ne pourront empêcher les progrès techniques d’avancer et qui tendent à faire disparaître le type de société dans lequel nous vivons aujourd’hui.
L’ouvrier ne peut rivaliser avec un robot qui travaille jour et nuit et dont le prix de revient horaire est beaucoup moins élevé que celui du travailleur. Lorsqu’un industriel remplace plusieurs centaines d’ouvriers par une chaîne de robots, les rentrées d’argent occasionnées par ces robots, devraient pouvoir financer les charges sociales que représentent les emplois supprimés, plutôt que de faire subir aux autres salariés, toujours moins nombreux, la charge d’un nombre de chômeurs sans cesse croissant.
Dans les vingt ans qui viennent, il y aura plus de robots que d’hommes dans les pays développés. Cela me conduit à suggérer qu’il est temps d’instaurer un "revenu d’existence" si nous voulons éviter la violence et l’éclatement social.
Dans une société où le produit national brut augmente régulièrement et où, dans le même temps, le chômage ne diminue pas, on se rend compte que les riches sont toujours plus riches et les pauvres toujours plus pauvres. La situation actuelle réclame une profonde redistribution des ressources de la terre. Le fruit de la production devrait être réparti en parts égales, entre chaque individu depuis sa naissance et jusqu’à sa mort. Attribué sans contrepartie ni enquête, le "revenu d’existence" devrait être inaltérable et inconditionnel. Il devrait se substituer à toutes sortes d’allocations, retraites, etc...Tous les organismes payeurs pourraient se fondre en un seul service de paiement. Cette procédure éviterait, pressions, manoeuvres frauduleuses, gaspillages, voire même des comportements irresponsables et anti-sociaux. La régularité de cette ressource n’inciterait personne à la course aux subventions, ni à se maintenir dans une situation d’assistance. Adulte, l’être humain pourrait compléter ce revenu par une activité rémunérée en fonction du travail fourni.
Cette politique entraînerait un profond changement dans la société dans laquelle on a privilégié l’AVOIR sur l’ETRE et où toute reconnaissance s’appuie sur le strict lien "emploi-revenu". Cela contribuerait à résoudre les situations actuelles et à faire baisser la violence car tout citoyen se sentirait égal, quel que soit son rang et son âge.
L’Etat pourrait récupérer une partie des sommes distribuées, en imposant les plus riches et les plus hauts salaires obtenus par une activité rémunérée.
Désiré Brémont
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