7 février 2009
Dans une société démocratique, la Justice est rendue au nom du peuple. Or, à La Réunion, le peuple a fait pendant trois siècles l’expérience d’une Justice coloniale, c’est-à-dire au service des intérêts des colonialistes.
Durant 200 ans, cette Justice a même fait appliquer une loi raciste et criminelle décidée par « Louis, par la grâce de Dieu roi de France et de Navarre », appelée « le Code Noir », selon laquelle, officiellement, un esclave n’était pas un être humain, mais « un meuble ».
Malgré l’abolition du statut de colonie de La Réunion par la loi Vergès-Lépervanche du 19 mars 1946, des traces de cette Justice injuste ont tellement perduré que beaucoup de Réunionnais d’aujourd’hui les ont gardées en mémoire.
Jusqu’à aujourd’hui, ceux qui commandent le pays utilisent l’appareil judiciaire non pas pour rendre la justice, mais pour régler des comptes bassement politiciens et pour défendre les intérêts de leur classe sociale. À tel point qu’ils vont jusqu’à faire prendre par des juges des décisions qui ne seraient jamais prises en France.
Ainsi, notre histoire récente pullule de cas où la Justice a été utilisée pour combattre les dirigeants du PCR, protéger les pilleurs de fonds publics au pouvoir, couvrir les responsables et les auteurs de fraudes électorales massives et violentes contre le peuple. Aujourd’hui encore, des notables, témoins de cette époque, expliquent qu’il fallait la fraude pour empêcher le PCR de prendre le pouvoir.
Mais les Réunionnais ne sont pas dupes et le peuple dit sa vérité lors des élections, s’il réussit à échapper aux tentatives de corruption et à se libérer des tromperies médiatiques. On l’a vu hier soir avec la foule rassemblée au grand meeting de soutien à Maurice Gironcel, sur la place de la Mairie de Sainte-Suzanne.
L’acharnement de certains magistrats contre des élus communistes réunionnais et contre leurs amis prouve que la Justice continue à être rendue non pas au nom du peuple, mais pour des intérêts particuliers, partisans et anti-réunionnais. Mais le peuple ne perd pas confiance : par son union et sa détermination, il continuera à remporter des victoires car il sait qu’il n’y a pas de développement durable sans une Justice juste.
L. B.
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