Accueil du site> Di sak na pou di
5 février 2008
J’ai lu avec attention la rengaine de ce Momo, monsieur ou madame, qui n’ose pas signer son nom par lâcheté. Il ou elle se cache derrière son anonymat. Je n’ai pas à défendre l’évêque de Saint-Denis. Il est capable de le faire tout seul. Il n’empêche que je suis outré par de telles insinuations perverses qui mélangent tout et sèment la confusion pour essayer de discréditer. La réaction de Momo vient de la position de l’évêque contre “l’apologie du droit à l’avortement”. Mais son courrier des lecteurs oublie de signaler que l’évêque défend à la fois la vie et les femmes en détresse qui doivent être soutenues et aidées. Comme la réflexion de l’évêque n’entre pas dans le cadre des opinions majoritaires, il écrit alors : « (L’évêque) fait dans le côté gauche de l’Eglise catholique : la femme à la maison, mais avec le droit de regarder la télé novelas ». Les phantasmes de Momo ne sont pas la pensée de l’évêque.
En filigrane du texte de Momo, il y a un agacement contre le fait que l’évêque, dont le nom personnel n’est jamais cité, se situe dans un esprit de dialogue vis-à-vis de tous les partenaires de la société réunionnaise. L’évêque ne prend pas son inspiration « dans l’air du temps ».
Je me rappelle très bien d’une conférence sur l’identité réunionnaise à Saint-Pierre. Un chrétien d’un certain âge s’est levé et, avec tout le respect qu’il devait à son évêque, a pris la parole : « Monseigneur, lorsqu’on vous a consacré évêque, avez-vous eu ces idées-là dans votre tête ? ». L’évêque ne s’est pas dérobé devant cette question et lui a répondu « oui ! ». Et il a développé ses arguments, montrant que ses idées ne peuvent pas « être coupées en rondelles de saucisson ».
L’évêque de Saint-Denis connaît l’Histoire de son peuple. Il s’inspire des encycliques, entre autres de celles de Léon XIII, Jean XXIII, Paul VI et Jean Paul II... pour écrire ses textes et mener son action auprès de ses compatriotes. Sur ce point, il n’a jamais failli à ses devoirs comme Evêque et comme Réunionnais.
L’évêque fait croire que l’Eglise combat aux côtés des pauvres ? L’Eglise qui est présente dans toutes les classes sociales travaille au bien commun. Elle n’exclut personne et veut donner la priorité à l’écoute des pauvres, de toutes les pauvretés. Nous, chrétiens, nous aurions bien tort de ne pas prendre au sérieux les paroles de l’Evangile : « Il est plus facile à un chameau de passer par le trou d’une aiguille qu’à un riche d’entrer dans le Royaume de Dieu ».
A méditer.
Marc Kichenapanaïdou
© Copyright 5 mai 1944-2012 Témoignages | Tous droits réservés.
La reproduction, même partielle, des contenus des pages de ce site sans accord préalable est strictement interdite (les citations sont autorisées par le droit français pour commentaires et critiques, tant que ceux-ci y sont strictement concomitants et que sont précisés l’auteur original et le lien Internet vers la page source).