13 septembre 2008
Le gouvernement Chinois s’apprête à répondre à la plainte déposée par les Etats-Unis devant les instances de l’Organisation Mondiale du Commerce, accusant la Chine de subventionner sa production de porcs. Il est demandé aux chinois de préciser les revenus réels des éleveurs. La Chine accorde effectivement une aide de 100 yuans (10 dollars) par truie mais, suite à l’augmentation des prix des aliments et à la diminution du cheptel consécutive à une épidémie, le gouvernement a voulu relancer la production en accordant une aide à la profession (200 yuans). L’objectif principal était d’enrayer la flambée des prix aux consommateurs à cause du manque de viande. Pour les Etats-Unis, la Chine aurait dû importer leur cochon au lieu de prendre une décision d’encouragement à la production. Cette information doit nous alerter une fois de plus sur le danger qui guette notre agriculture. Toutes nos filières agricoles sont subventionnées et bénéficient de soutiens publics divers. En tant que territoire européen, nous sommes soumis aux règles du commerce mondial de l’OMC : la concurrence libre et non faussée. Les prochaines discussions concernant le sucre et l’octroi de mer et l’application des Accords de Partenariats Economiques (ACP-UE) au 1er janvier 2009 tendent à ouvrir notre économie à la concurrence mondialisée. Or, les aides nationales à la production et à la commercialisation sont considérées comme constitutifs d’entraves à la libéralisation. C’est le sens de la plainte des Etats Unis contre la Chine, un pays où le porc est une consommation de base et n’est pas un produit d’exportation.
L.B.
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