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12,5% du nombre des inscrits au moins pour figurer au second tour

Nouvelle règle à trois mois des élections cantonales

Témoignages.re / 14 janvier 2011

Une mesure décidée en France par le gouvernement pour tenter de régler un problème auquel l’UMP est confronté va avoir des conséquences lors des élections de mars prochain : il faudra désormais recueillir au moins 12,5% du nombre d’électeurs inscrits pour être en lice au second tour, au lieu de 10%. C’est ce qu’explique un article de "La Croix" dont voici quelques extraits :

Pour cette ultime confrontation électorale avant la présidentielle de 2012 sera appliquée une disposition de la nouvelle loi passée jusqu’alors inaperçue, car nichée dans les détails du code électoral : les candidats devront recueillir au moins 12,5% du nombre des électeurs inscrits, et non plus 10%, pour être en lice au second tour des Cantonales.
La hausse de la barre de qualification pour les élections cantonales est en quelque sorte un hors-d’œuvre. Le plat principal sera servi en 2014 : le futur conseiller territorial sera élu pour six ans, sur la base d’un scrutin majoritaire à deux tours avec un seuil fixé à 12,5% pour accéder au second tour.
L’objectif recherché — mais non avoué — par le gouvernement est d’éviter l’inflation de triangulaires et de réduire les capacités de nuisance de l’extrême droite à l’égard de l’UMP. Au cours des six longs mois de débats parlementaires sur la nouvelle organisation des collectivités territoriales, les négociations sur le mode de scrutin ont été âpres entre députés et sénateurs, et jusqu’au sein même de la majorité.
La question du seuil a été longtemps un gros point de blocage avec les élus centristes, au point que le compromis sur la réforme entre les deux assemblées a été adopté d’une courte voix de majorité au Sénat en novembre dernier.
Le relèvement du seuil de 10 à 12,5% devrait désavantager les petites formations politiques. (…)
Par ailleurs, les élections cantonales auront un impact sur les résultats des sénatoriales de septembre 2011. Car les sénateurs sont élus de façon indirecte, notamment par les conseillers généraux. De ceux-ci dépendra donc en partie la future composition de la Haute Assemblée. La Droite y est actuellement en situation de fragilité, l’UMP n’ayant plus la majorité absolue.
Une chose est sûre : les risques d’une faible participation à ce scrutin local, ajoutés à l’effet couperet des 12,5%, ne devraient pas permettre d’évaluer précisément le rapport de force entre les différentes formations, à un an de l’élection présidentielle.


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