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162.480 demandeurs d’emploi victimes d’un système politique qui refuse la responsabilité aux Réunionnais

De nouveaux chiffres désastreux publiés hier

Manuel Marchal / 26 janvier 2013

Les derniers chiffres de Pôle emploi viennent de tomber, ils confirment la crise et l’impasse d’un système. Chaque jour qui passe montre l’urgence d’une rupture. Elle passe par la prise de responsabilité des Réunionnais dans la résolution du problème numéro un de leur société : le chômage.

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Jeudi dernier, le préfet a transmis ses vœux à la presse. À l’occasion de la cérémonie, les services de l’État ont diffusé un dossier déclinant les différentes missions de l’État à La Réunion, bilan et perspectives. À l’intérieur figure la politique de l’emploi, totalement consacrée au traitement social du chômage. Cela donne une indication sur les mesures d’urgence dans ce domaine.

En 2012, l’État a co-financé 23.741 emplois aidés, soit une diminution de plus de 9% par rapport à l’année précédente. Les plus gros consommateurs de ces emplois ont été les communes, pour plus de 30%, devant le Conseil général pour près de 25%. En troisième position arrive la Région, avec près de 3.000 contrats, soit 12,5% du total. Les associations arrivent loin derrière, devant le Rectorat.

Rapporté au nombre de demandeurs d’emploi, plus de 160.000, cet effort ne couvre pas les besoins. C’est tout ce que peut donner le cadre actuel. Voilà l’impasse dans laquelle conduit un système impossible à réformer, car ce qui finance le traitement social du chômage est un pays qui est à la chasse de toutes les sources d’économie. De nouvelles restrictions ne seront donc pas étonnantes, car le gouvernement a choisi l’austérité pour traiter la crise.

Des dérives clientélistes

Si ces contrats apportent une aide bienvenue aux travailleurs qui en bénéficient, ils ne règlent pas le problème de fonds en créant un emploi durable, et ils entretiennent également un héritage de l’époque coloniale : le clientélisme.

Des élus peu scrupuleux conditionnent en effet l’attribution d’un emploi à un soutien pendant les périodes d’élection, et pour grossir artificiellement le nombre des participants à des meetings politiques.

En agissant de la sorte, ces détenteurs de pouvoir perpétuent la structure sociale héritée de l’époque coloniale. La différence, c’est que l’argent qu’ils utilisent pour acheter les consciences ne vient pas de la richesse produite par la plantation ou l’usine sucrière, mais de l’argent transféré depuis l’ancienne métropole et du produit des taxes collectées dans les poches des Réunionnais.

Tant que la politique de l’emploi à La Réunion sera intégrée à celle de la France, ces dérives continueront à se manifester. Car ce traitement social du chômage est pensé pour une société occidentale dans un des pays les plus riches du monde. Il n’est pas adapté à un pays géographiquement en Afrique australe, au large de Madagascar, colonie jusqu’en 1946 et qui a aujourd’hui un taux de chômage trois fois plus important que la France.

Luttant depuis sa création pour la prise de responsabilité des Réunionnais, le Parti communiste réunionnais propose de placer les travailleurs au cœur de la résolution du problème, grâce à la responsabilité.

La rupture grâce à la collectivité unique

La responsabilité, c’est la gestion à La Réunion par les Réunionnais de tous les crédits publics destinés au traitement social du chômage. Cela correspond au montant des subventions versées aux employeurs qui proposent des contrats aidés, mais aussi aux sommes que le pouvoir verse aux victimes du système pour acheter la paix sociale : quelques centaines d’euros par mois pour tenter d’empêcher la rébellion des travailleurs contraints d’être en dehors de l’activité économique officielle.

Le transfert de cette responsabilité s’inscrit dans le cadre d’un pouvoir réunionnais exercé par une Collectivité unique, dotée de compétences élargies par rapport à celles de la Région et du Conseil général qui fusionneront pour la former. La Collectivité unique impulsera les orientations stratégiques du développement. Elles passeront par la relance des grands chantiers consommateurs de main d’œuvre : tram-train, route de moyenne altitude, les infrastructures de l’autonomie énergétique notamment. Cette politique devra tenir compte de l’urgence sociale. C’est dans ce cadre que le PCR propose la création de deux grands services d’intérêt public dans l’aide à la personne et dans l’environnement.

Faisons sauter les verrous

Aide à la personne et environnement : ce sont en effet les deux grands secteurs traditionnels de recrutement des emplois aidés. Pour mettre fin au clientélisme et pour partager les responsabilités entre les Réunionnais concernés, le PCR propose que ces deux grands services soient gérés par une instance paritaire comprenant les demandeurs d’emploi, les syndicats de salariés, les représentants des collectivités, et l’État.

Il ne sera alors plus question de contrats compris entre 6 mois et deux ans, mais d’emplois à durée indéterminée avec une formation à la clé.

Cette proposition ne date pas d’hier, mais aucun gouvernement n’a voulu la mettre en place alors que la loi française ne l’empêche pas. Ce blocage à Paris, il est à ce jour autant de droite que de gauche.

La Collectivité unique permettra de faire sauter ce verrou institutionnel, et de faciliter l’application d’une politique réunionnaise de l’emploi.

Manuel Marchal

Le communiqué de Pôle emploi

Le communiqué diffusé hier par Pôle emploi apporte une grille de lecture du tableau reproduit ci-contre. Extraits.

Demandeurs d’emploi de catégorie A

• Fin décembre 2012, 132.530 Réunionnais sont inscrits à Pôle emploi en catégorie A (en recherche active disponible et sans emploi), soit une augmentation de 1,2% par rapport au mois précédent. Sur un an, leur nombre augmente de 8,8%.

En France, le nombre de demandeurs d’emploi inscrits en catégorie A augmente de 0,1% par rapport à la fin novembre 2012 (9,8% en un an).

Demandeurs d’emploi de catégorie A, B, C

• Fin décembre 2012, les demandeurs d’emploi réunionnais de catégorie A, B, C (en recherche active, avec ou sans activité) inscrits à Pôle emploi sont 150 060, soit une augmentation de 0,5% par rapport au mois précédent. Sur un an, leur nombre augmente de 9%.

En France, le nombre de demandeurs d’emploi inscrits en catégorie A, B, C augmente de 0,3% par rapport à la fin novembre 2012 (8,7% en un an).

Demandeurs d’emploi de catégorie D et E

• Les demandeurs d’emploi de catégorie D et E sont 12.420 fin décembre 2012, à La Réunion. Le nombre de demandeurs de catégorie D est en diminution de 8,3% sur un mois, celui des demandeurs de catégorie E diminue de 1,8%.

Demandeurs d’emploi selon le sexe et l’âge

• Fin décembre 2012, à La Réunion, le nombre de demandeurs d’emploi de catégorie A augmente de 1% pour les femmes (+ 7,3% sur un an) et de 1,3% pour les hommes (+ 10,3% sur un an).

L’augmentation touche toutes les catégories et plus particulièrement les demandeurs d’emploi les plus âgés avec + 2,4% au cours du mois de décembre. Le nombre de jeunes de moins de 25 ans est en hausse de 1,3% sur un mois. Le nombre de jeunes femmes qui semblait se stabiliser depuis quelques mois repart à la hausse avec + 0,9% et celui des jeunes hommes continue à augmenter.

Demandeurs d’emploi selon l’ancienneté d’inscription

• Fin décembre 2012, 78.380 Réunionnais sont inscrits à Pôle emploi en catégorie A, B, C depuis un an ou plus, soit une hausse de 1,7% sur un mois. Ils sont 6.400 de plus, par rapport à décembre 2012, soit une augmentation de 8,9%. En France, le nombre de demandeurs d’emploi inscrits depuis plus d’un an, en catégorie A, B, C a augmenté de 1,1% au cours de ce mois et de 12,2% sur un an.



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  • Ou est passer ,la preference regional.des emplois aider,pour les reunionais,pour qu’ils la ferme et les places de fontionnaire ,pour les zorilles .En 2011,environ 15 agents onf,ont eter recruter sur concours en metropole,aucun reunionais dedans et cette anne 2013 il suffit a un zoreille de faire un tour de l’ile pour avoir du travaille a la reunion et touts ces jeunes professeurs reunioinais des ecoles,en 2009 je crois,qui ce sonts enchainees au grilles du rectorat,car ils etaient muter en metropole et ne voulaient pas y aller,ils n’ont pas obtenu gain de gause,et quelques mois aprs environ 50 proffesseurs de metropole ,etaient muter a la reunion et personne na rien dit.Touts ces jeunes reunionais,contraint de quitter ,leur ile ,leur famille ,leur amis,car on leur laisse pas le choix,ont leur fait comprendre,qu’il n’y a rien pour eux a la reunion,que touts les meilleures emplois,sont reserver au zoreilles,mme si ces derniers sonts moin qualifies.C’est alors qu’intervient le cnarm et le conseille generale pour expatrier les reunionais et laisser,notre ile aux zoreilles
    Mi tien a dir a zote ke kan a va pete,vien pas dir ke zot lt pa prevenue
    Un bon entendeur salue

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