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1959 : rassembler les Réunionnais

Présentation des 25 propositions du PCR

Céline Tabou / 23 février 2015

Dans son allocution, Ary Yée Chong Tchi Kan a expliqué que les normes imposées dès 1946 se sont concentrées sur l’intégration, l’assimilation. C’est raison pour laquelle, le PCR dès sa création prônait l’autonomie.

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Suite à un large débat, « on a conclu à la nécessité de ce nouveau projet », car « La Réunion est spécifique, elle ne peut être assimilée à un autre département », c’est pourquoi « il fallait anticiper les conséquences » du système mit en place « d’où l’autonomie, selon la Constitution », a indiqué le co-secrétaire général du PCR.
Pour cela, « on a créé le PCR en 1959 pour rassembler les Réunionnais qui voulaient un changement politique et social ». D’autres organisations ont également été fondées à cette période, telles que l’UFR, la CGTR, la CGPER ou le FJAR, afin de « démocratiser le débat, rassembler et forger un nouveau cadre d’une conscience politique nouvelle ».

Ce « mouvement d’autonomie remporte de nombreuses victoires » et quand « nous avons eu des mairies, on a pu développer nos propositions », comme la création d’un comité intercommunal, possédant « une règle d’unanimité dans la prise de décision par consensus et non par domination, ou encore la solidarité entre communes, quand une mairie était riche, elle aidait la plus pauvre », a expliqué ce Ary Yée Chong Tchi Kan. Ce dernier a évoqué les innovations du PCR en matière d’égalité, de développement partagé, mais celles-ci se sont heurtées à de nombreux opposants.

Le secrétaire général du PCR a évoqué « l’application de l’égalité sociale » qui « telle qu’elle a été faite a créé de nouvelles contradictions », parmi lesquelles la sur-rémunération. Ce dispositif a permis à une tranche de la population d’avoir une rémunération basée sur le coût de la vie, tandis que le reste de la population n’a pu profiter du différentiel calculé par l’Etat pour ses fonctionnaires.

Cette inégalité des revenus a entraîné d’autres inégalités sociales, qui imposent des défis aux nouvelles générations. Après les projets de 1945, 1959, désormais le PCR « dispose d’un nouveau travail collectif qui est le fruit de réflexion de plusieurs générations ». Un projet amené à être débattu avec les autres partis politiques qui le souhaitent, « on appelle chaque parti à mettre sur la table ses propositions et à débattre pour un projet pour l’avenir de La Réunion ».


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