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20 décembre : un grand succès qui en appelle d’autres

À quand la liberté pour tous les Réunionnais ?

Manuel Marchal / 22 décembre 2014

Le succès grandissant du 20 décembre, commémoration de l’abolition de l’esclavage, souligne la justesse du combat mené par les communistes pour le faire survivre. Il en appelle d’autres pour que la liberté soit vraiment une réalité pour tous.

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Dans trois mois les élections, tous les Réunionnais auront-ils la liberté de choisir ?

Dans tous les quartiers, le 20 décembre 2015 a été un grand succès. Il a été amplifié par l’adhésion des institutions à la célébration de la commémoration de l’abolition de l’esclavage. La France, par la voix de son préfet, a participé à un hommage aux ancêtres. C’était devant la statue élevée pour rappeler à Saint-Denis la révolte de 1811, sa répression et l’exécution de deux révoltés au Barachois.
A Saint-Denis, la mairie a organisé un défilé sur les traces de celui du CRADS et de la CGT en 1948. Quant à Firmin Viry, il avait été déjà honoré par la Maison des civilisations et de l’unité réunionnaise du titre de Zarbourtan nout kiltir. Sa prestation au 4e Congrès du PCR figurait en effet sur le premier disque de maloya édité par le Parti communiste réunionnais. Ce 20 décembre, c’est la France qui a décidé de lui attribuer la Légion d’honneur.

Victoire définitive

Ces quelques faits montrent qu’il est maintenant acquis que le 20 décembre gagne chaque année en force. Même les plus conservateurs ne peuvent plus le remettre en cause. Ils tentent, comme au Port, d’essayer de peser sur son contenu à des fins politiciennes. Mais ils n’arrivent pas à effacer son sens : c’est l’abolition de l’esclavage, et donc la Fête de la liberté.
C’est donc la confirmation d’une victoire, et de la justesse du combat mené par les communistes pour ne pas que cette date du 20 décembre et ce qu’elle signifie tombent dans l’oubli.
Ce grand succès en appelle d’autres. En effet, si elle est célébrée par tous, la liberté est-elle une réalité pour tous ?
Quelle est en effet le degré de liberté dans un pays où la moitié de la population vit en dessous du seuil de pauvreté ?

L’esclavage a bien fini par tomber

À chaque élection, des candidats sans scrupule profitent de cette crise pour acheter les consciences. Dans trois mois, la prochaine élection verra encore la fraude s’exercer de cette manière.
C’est pourquoi une priorité est la solidarité avec les victimes de cette crise. Quand la France appliquait le Code noir à La Réunion, il existait des résistances. Mais au sein du pouvoir dominant, qui pouvait croire que l’esclavage n’allait pas se perpétuer ? Il a pourtant fini par tomber, et la célébration de sa défaite ne fait pas l’ombre d’un doute.
Pour que la liberté puisse s’appliquer partout, la pauvreté doit reculer.
À la fin de l’année prochaine, le bilan sera fait à l’échelle mondiale. Plusieurs pays montrent la voie dans ce domaine, ils prouvent qu’il est possible de combattre victorieusement la pauvreté. Pourquoi pas à La Réunion ?


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