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"2000 bus, c’est inconcevable"

La méconnaissance du budget de la Région de Didier Robert

Témoignages.re / 19 mars 2010

Les propositions de Didier Robert en matière de logement et de transport sont "farfelues", estime Alain Zanéguy, vice-président du Conseil général, la collectivité compétente dans le transport par bus interurbains. Didier Robert atteste que mettre 2.000 bus coûteraient moins cher que le Tram train, mais ces 2.000 bus risquent surtout de ruiner la Région. De plus, Alain Zaneguy a souhaité réagir face aux attaques de Didier Robert et Michel Vergoz contre la Région vis à vis du logement social, qui « est de la compétence de l’État ».

"Le TransEcoExpress que je propose aux Réunionnais est une réponse immédiate, une solution efficace, rapide, un projet pourvoyeur d’emplois pour les entreprises locales, un projet qui s’inscrit dans une démarche de développement durable. Il s’agit d’une réponse immédiate et équitable pour les Réunionnais, des chantiers à la mesure des entreprises locales", a annoncé Didier Robert, lors de sa campagne. D’après le candidat, le coût total de ce TransEcoExpress serait de 650 millions d’euros sur trois ans.
Cependant, Alain Zaneguy, vice-président au Conseil Général, explique par un simple calcul, "Un bus coûte 200.000 euros, donc douze bus valent 400 millions d’euros. Quand on sait que la durée de vie d’un bus, selon la réglementation européenne, est de douze ans. Il faudra racheter des bus par deux fois dans un créneau de 30 ans. Cet investissement représente 800 millions d’euros en 24 ans. Mais il ne concerne pas les infrastructures, ni l’entretien, ni le personnel". "Ce projet est irréalisable" conclut M. Zaneguy.
Mettre plus de bus ne va pas résorber les embouteillages, et encore moins diminuer les émissions de gaz à effet de serre. D’autant que Didier Robert n’a pas pris en compte le coût du kilométrage. En effet "de Saint Pierre à Saint Denis, il y a 85 Km. Un kilomètre vaut 3 euros. Si on fait le calcul, la distance entre Saint Pierre et Saint Denis, coûte 255 euros. Si M. Robert veut un service régulier, il doit y avoir au moins onze aller-retour. Ces onze passages équivalent à 2.805 euros pour une journée, soit 84.150 euros pour un mois. Sur une année, le coût revient à 1.009.800 euros. Sur trois ans, cela représente 3.029.400 euros" pour un bus a expliqué Alain Zaneguy. Le coût global total est donc très nettement plus important que les 650 millions d’euros annoncés par la tête de liste UMP.
Cet investissement est "impossible, car cette dépense engloberait 40% du budget d’investissement de la Région, qui doit être de 70% du total du budget. Il n’y aura pas assez d’argent pour construire toute les infrastructures culturelles, sportives, associatives, que Didier Robert veut mettre également en place" a-t-il indiqué.

C.T.


La responsabilité du député Didier Robert dans la crise du logement à La Réunion

Alain Zaneguy a souhaité clarifier la situation en matière de logement, car "je pense que les candidats qui parlent tout azimut du logement, ne connaissent pas la loi Lodeom". La Loi pour le Développement Économique de l’Outre Mer va rendre "éligible les logements sociaux de la défiscalisation". Le conseiller explique qu’entre 2006 et 2008, il y a eu 12.000 logements libres construits, dont 2.000 étaient des logements sociaux, alors qu’en 2008, le nombre de logement construits était de 3.000, dont 2.000 logements sociaux. Cette baisse des chantiers a eu pour conséquence le licenciement massif dans le BTP, d’autant que le logement libre est le fond de commerce des entreprises.
La mise en place de la Lodeom a mis deux ans, durant lesquelles, le secteur du BTP a connu une importante baisse d’activité. "En tant que parlementaire, Didier Robert est responsable de cette crise du BTP et de ces 2.000 pertes d’emploi qui en ont découlé", car il a voté la loi Lodeom, mais n’a pas poussé le gouvernement à la mettre en place de suite.
D’autant plus, que comme l’indique M. Zaneguy, "Depuis 2006, personne n’a interpellé la région sur le logement social", mais aujourd’hui les candidats pointent du doigt la présidence de Paul Vergès en matière de logements sociaux, alors que "ce n’est pas la compétence de la Région, mais de l’État. C’est le gouvernement qui met en place la politique du logement social, et non le président de la Région".
Alain Zaneguy conclut en affirmant qu’il est "prématuré de parler de l’intervention de la Région sur une éventuelle intervention du président du Conseil Régional sur le foncier car maintenant les personnes du privé peuvent faire du logement social. Les bailleurs sociaux ont la possibilité de louer des locaux à des personnes privés, et les acheter au bout de 5 ans". La mise en place de la Lodeom "est nécessaire pour relancer l’activité dans le secteur du BTP, et régler les problèmes de logement".



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  • Ouf, on sait tout de même avant le premier tour de quel mandat Didier Robert démissionnera si sa liste devait arriver en tête dimanche. Outre le fait que rien n’est encore acquis, on peut néanmoins raisonnablement s’interroger sur celle ou celui qui pourrait prendre sa succession.
    Direction le site de la mairie du Tampon. On a confirmation que le premier adjoint, c’est Paulet Payet. Et pour ceux qui l’aurait oublié, on peut se rappeler qu’après avoir agi dans le domaine associatif, Paulet Payet a été approché par… André Thien Ah Koon ; voilà l’explication du sieur Payet : « L’ancien Député-Maire m’a ensuite proposé de rejoindre l’équipe municipale en me confiant les Affaires scolaires et l’Environnement, dossiers que je suis toujours aujourd’hui avec en plus depuis 2002, l’Aménagement du territoire ». Puis il suit Didier Robert et devient son premier adjoint lors des municipales de 2008. Paulet Payet figure sur la liste de Didier Robert à la 11e place.
    Paulet Payet est également conseiller régional sortant. Son dernier exploit, lors de l’assemblée plénière de janvier 2010 : avoir été le seul à voter contre le dispositif d’aide aux familles les plus démunies pour l’acquisition de chauffe-eau solaire… Sans commentaire.
    Si ce n’est pas Paulet Payet, est ce que cela serait la 2e adjointe, c’est-à-dire Jacqueline Farreyrol ? La chanteuse avoue elle-même son état d’esprit à son arrivée dans une équipe municipale « Je me considère un peu comme une stagiaire ». Ca aussi, c’est sur le site. Ce positionnement de « stagiaire » fait mieux comprendre pourquoi elle n’a pas réussi à concrétiser la moindre avancée pour atteindre l’objectif qui lui tient le plus à cœur « le développement de Bourg Murat ». Elle le reconnaît elle-même : « Il y a du travail ». Depuis son élection, qu’a-t-elle fait pour « la mise en place d’un Village créole, le développement de la route touristique vers le Volcan » ? On n’a pas vu grand chose, depuis 2008. Elle concluait : « Une autre idée me motive, la mise en place d’un Cabaret créole dans les Grands Kiosques pour dynamiser l’animation culturelle dans les hauts ». Signalons au passage que l’association Cabaret Pat’Jaunes a reçu de la part de la Région 23.665 € pour l’aménagement d’un local destiné à la réalisation d’ateliers de musique et de danse traditionnelles.
    Si ce n’est pas Paulet Payet, ni la stagiaire Farreyrol, ce serait les 3e ou 4e adjoint : Gilbert Rivière ou Gilberte Lauret ?
    Vraiment la succession au maire du Tampon, c’est zéro calebasse, comme le chante… Jacqueline Farreyrol.

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