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A la salle Candin

Élections sénatoriales

Témoignages.re / 26 septembre 2011

Dès 8h15, les Grands électeurs étaient présents, fidèles au rendez-vous donné. La salle est pleine. Jean-Max Hoarau prend la parole pour expliquer, à nouveau, comment va se dérouler cette journée.

Quatre bureaux de vote sont installés au premier étage de la Préfecture. Ils accueillent les votants en fonction de l’ordre alphabétique. Pour voter, comme dans toutes les élections, une pièce d’identité est obligatoire. Jean-Max Hoarau rappelle qu’il n’y a qu’un seul tour, le scrutin étant à la proportionnelle. Après le vote et la collation de la mi-journée, toutes et tous sont invités à revenir — ou à rester — pour analyser les résultats.

Élie Hoarau souligne l’importance de ce scrutin. Chacune et chacun ont la possibilité de faire basculer le Sénat à gauche, une première sous cette République. Ce sera un premier qui en appellera d’autres. Dans 7 mois, ce sera l’élection présidentielle. Un vote à gauche au Sénat pourra être de nature à influer sur la campagne — et les résultats — de cette élection présidentielle. Et celle-ci sera suivie, quelques semaines plus tard, d’élections législatives.

Ainsi, en l’espace de quelques mois, c’est tout le paysage politique qui peut être modifié, cela peut être le début d’une nouvelle politique, résolument tournée vers l’être humain, et non plus figée sur le CAC 40 et la Bourse. Une politique qui protège les plus démunis et ne les prive pas de droits fondamentaux, comme le logement, la santé, le travail ou l’éducation.

A 9 heures, les Grandes électrices et les Grands électeurs partent accomplir leur devoir.
Tout au long de la matinée, celles et ceux venant de plus loin, ou ayant averti qu’ils ne pourraient être là à 8h30, passent, discutent. Viennent aussi celles et ceux qui ne votent pas, mais qui soutiennent le projet de la liste conduite par Paul Vergès.

Vers 12h30, les Grandes électrices et les Grands électeurs reviennent partager un repas. Et attendre, ensemble, les résultats. Et discuter, refaire le monde, souhaiter que, enfin, les choses bougent et évoluent vers plus de justice sociale.

15 heures. Les bureaux de vote sont fermés. L’heure est au décompte. La salle continue à se remplir. Les premières tendances sont données. Personne ne quitte la salle Candin. Si cette bataille n’a pas été gagnée, il en reste d’autres à mener.

Correspondant


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