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À Sainte-Suzanne, le peuple a tranché, sa volonté doit être respectée

Les adversaires de la démocratie sombrent dans la mesquinerie

Témoignages.re / 11 février 2012

C’est aujourd’hui que devait avoir lieu l’élection solennelle du nouveau maire, Maurice Gironcel, par le Conseil municipal élu dimanche dernier par la population. La mesquinerie de la maire intérimaire l’a empêché. Bafouant toutes les règles de la démocratie, elle a décidé de fixer la réunion du Conseil hier, sans tenir compte des vœux de la majorité du Conseil municipal. Cette mesquinerie montre qu’elle est capable de combattre le peuple.

Dimanche dernier, le peuple a tranché. Il a décidé de renouveler sa confiance à la liste "Ensemb’ pour un développement solidaire et durable de Sainte-Suzanne". Cette élection a eu lieu pour faire respecter des principes dans le Parti Communiste Réunionnais. En 2008, Maurice Gironcel est élu maire par le peuple. L’année suivante, un magistrat prend, au nom du peuple, la décision très grave de lui retirer son mandat. L’honnêteté de Maurice Gironcel n’est pas mise en cause. Mais, il est sanctionné en tant que maire : il sera rendu inéligible. Le verdict des urnes est remis en cause par un fonctionnaire de l’appareil judiciaire.

Le respect des principes

À ce moment, la majorité municipale avec la section communiste de Sainte-Suzanne et les autres composantes du groupe décident de mener une campagne d’explications dans la commune. « Si Gironcel lé koupab, alors nout tout lé koupab », pouvait-on entendre lors de ces réunions.
Puisque la décision du magistrat s’applique, alors les conseillers municipaux de la majorité prennent un engagement solennel. Ils affirment leur solidarité avec leur camarade injustement condamné. Ils s’engagent aussi à lui redonner pleinement son rôle de maire lorsqu’il aura recouvré ses droits civiques. Respecter cet engagement, c’est organiser de nouvelles élections municipales quand Maurice Gironcel reviendra.
Ces engagements étant actés, des décisions sont prises par le PCR pour pourvoir à l’intérim. Au Conseil général, c’est Daniel Alamélou qui représentera Sainte-Suzanne, et c’est Yolande Pausé qui sera la maire intérimaire.
Les rôles sont clairement définis. Daniel Alamélou est élu conseiller général au premier tour en 2009. Il sera réélu au premier tour en 2011 et deviendra vice-président du Conseil général.
Pour sa part, Yolande Pausé peut compter elle aussi sur le soutien sans faille du PCR pour l’aider à faire face à des manœuvres de division du personnel communal. Car pour la première fois depuis l’élection de Lucet Langenier en 1980, des employés municipaux ont ouvertement contesté l’autorité de leur maire.

Ils ne peuvent pas changer le peuple !

Au mois d’octobre 2011, Maurice Gironcel retrouve ses droits. Conformément à leurs engagements, des conseillers décident de démissionner pour provoquer de nouvelles élections. En 2008, la liste conduite par le dirigeant PCR avait gagné au premier tour avec plus de 60% des voix. Les élections s’annoncent donc comme une formalité.
Mais plusieurs conseillers décident de ne pas respecter leur parole. La maire intérimaire et le premier adjoint s’accrochent : ils veulent tous devenir maire.
Au moment où Maurice Gironcel redevient éligible, Élie Hoarau propose à Yolande Pausé de prendre la tête de la campagne pour la solidarité avec Maurice, elle refuse. Quant à Daniel Alamélou, lorsqu’Élie Hoarau va le rencontrer à Saint-Denis, il dit au secrétaire général du PCR qu’il a déjà sa liste.
Les traitres se sont dévoilés. Les 29 janviers et 5 février, la population les a sévèrement sanctionnés. Le peuple de Sainte-Suzanne a décidé que son maire, c’est Maurice Gironcel. Aujourd’hui, le peuple devait célébrer le retour à la Mairie de Maurice. La maire intérimaire en a décidé autrement. C’est de la mesquinerie. En fait, ils ont mis en pratique leur volonté de continuer la lutte contre le PCR. Dire que certaines personnes ont cru déceler dans leur geste un signe de réconciliation : quelle désillusion !


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