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Acharnement judiciaire contre Claude Hoarau : quand les arroseurs craignent d’être arrosés.

La "discrimination politique à l’embauche" inquiète l’UMP

Geoffroy Géraud-Legros / 2 avril 2010

Visiblement mobilisés contre Claude Hoarau, les magistrats pourraient forger une « jurisprudence » inédite sur la discrimination politique à l’embauche. De quoi inquiéter sérieusement les communes UMP, et en premier lieu, Le Tampon.

« Arrêtez les frais »…C’est en substance ce qu’on entend dans les couloirs des mairies du Tampon et dans d’autres communes UMP après la garde-à-vue de Claude Hoarau. Ceux qui se réjouissaient hier de l’acharnement judiciaire contre le Maire de Saint-Louis commencent à ressentir certaines inquiétudes face aux dommages collatéraux qui pourraient les toucher, si d’aventure l’institution judiciaire appliquait à leurs affaires la démarche mise en œuvre à Saint-Louis.

Un parquet inventif…

Face à un dossier vide, le parquet tente de faire jurisprudence en démontrant que l’accès à un poste par un membre du personnel communal jusque-là en disponibilité constitue une « discrimination à l’embauche », de même que d’autres recrutements qui n’ont pas eu lieu…
Argument principal : le fonctionnaire visé, Yannick Payet-Fontaine, partage les opinions du maire de Saint-Louis.

Logique sélective

Ce raisonnement passe sous silence le fait que M. Payet-Fontaine avait fait l’objet d’un harcèlement systématique subi pendant le mandat du précédent maire, Cyrille Hamilcaro, alors qu’il était déjà au service de la commune de Saint-Louis. Ne pouvant plus supporter ces pressions, l’employé s’était mis en disponibilité. C’est donc un fonctionnaire en disponibilité qui a été embauché à l’arrivée de Claude Hoarau.
Dans le contexte d’une éventuelle législative partielle, le parquet cherche donc à prolonger le jeu judiciaire en faisant porter une suspicion systématique sur les embauches en Mairie.

Le maire de Saint-Philippe et Cyrille Hamilcaro au Tampon : discrimination à l’embauche ?

Voilà qui est de nature à provoquer une certaine appréhension, particulièrement au Tampon : la mise en œuvre d’une telle “jurisprudence” pourrait cibler plusieurs embauches récentes…
Didier Robert n’a-t-il pas engagé-entre autres- Cyrille Hamilcaro, ainsi que le Maire de Saint-Philippe ?
Si l’on passe à la grille d’analyse du parquet les pratiques qui ont court sur la commune du Tampon, on pourrait conclure que les affinités politiques de ces personnes les rapprochent bien plus de Didier Robert que d’autres citoyens. Un lourd soupçon de “discrimination” ne pèserait-il pas alors sur ces embauches ?
Et que dire d’Alain Bénard, dont Didier Robert fut autrefois le directeur de cabinet, lui aussi engagé au Tampon par son ancien employé ?
Que penser, enfin, des 1.000 emplois pourvus par la commune, depuis l’arrivée de Didier Robert aux commandes ? La logique du parquet va-t-elle finalement se retourner contre ceux qui espèrent en tirer profit…ou la “jurisprudence” n’aura-t-elle de portée qu’à Saint-Louis ?

Geoffroy Géraud-Legros


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