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Acharnement judiciaire, harcèlement politique

Relaxe générale prononcée par la Cour d’appel

Geoffroy Géraud-Legros / 4 septembre 2010

Après deux ans de pression judiciaire, Roland Robert a été relaxé par la Cour d’appel, ainsi que Syviane Rivière, Fabrice Babef, et Youssouf Mohamed. Une décision qui clôt un épisode de l’interminable feuilleton de l’acharnement médiatico-judiciaire envers les élus communistes, dont tirent profit des adversaires qui n’ont pour programme que leur ambition.

Il est de notoriété publique que, face à la Justice, les élus réunionnais sont loin d’être logés à la même enseigne. D’une part, les Tribunaux ont régulièrement montré qu’ils étaient nettement plus sensibles à certaines couleurs politiques qu’à d’autres. À cela s’ajoute un traitement par les médias des chroniques politico-judiciaires où le "deux poids deux mesures" frôle la caricature.

Les médias en embuscade

Roland Robert en sait quelque chose : pour la énième fois, il sort blanchi d’un tribunal, à la suite d’une non moins énième machination de grosses ficelles et gros doigts montée pour le perdre. Cette décision, qui met fin à deux ans de guérilla judiciaire, a été relayée par la presse sur le mode du service minimum : alors que la mise en examen de l’élu possessionnais avait été étalée en "une" du “JIR” et du “Quotidien”, et que bon nombre des péripéties de ce procès absurde avaient été systématiquement montées en épingle, l’honneur restauré de Roland Robert n’a même pas eu droit à des demi-pages pages intérieures. Si certains médias ont du mal à cacher la mauvaise humeur que leur inspire le verdict — voir le ton édifiant des quelques lignes télégraphiques que lui consacre "le Quotidien" — d’autres sont franchement malveillants.

La politique de la calomnie

C’est le cas de la télévision publique, qui a choisi de rendre compte de l’évènement au prisme des invectives adressées au premier magistrat de La Possession, par la voix d’une "association" très politique, l’ADIP (Association de défense des intérêts des Possessionnais). Après avoir "battu le terrain" en calomniant l’élu PCR, ses membres ont immédiatement contesté le verdict rendu par la Cour d’appel.
Selon un communiqué adressé à la presse, le maire relaxé est tout simplement « passé entre les mailles de la justice ». Ses rédacteurs affirment de surcroît qu’ils ne tiendront aucun compte de la décision… alors même que de leur propre aveu, « le tribunal s’est prononcé sur la légalité et a jugé que cette vente [objet de la procédure enclenchée après une dénonciation anonyme en 2006, NDLR] ne contrevenait pas au droit ».

Les petits calculs de Vanessa Miranville

Ce courrier suintant la haine et la stupidité montre que ses auteurs se moquent complètement du droit, de l’honneur et de l’autorité de la chose jugée… Il porte en outre la signature de Vanessa Miranville, ancienne candidate à la présidence du Conseil régional lors des élections de mars dernier, qui lorgne aujourd’hui avec insistance sur le canton renouvelable de La Possession. Et se prétend aujourd’hui « invitée par l’ADIP ». Dépourvue de programme et de perspective, Mme Miranville n’a jusqu’à présent rien proposé à la population possessionnaise. N’ayant que les médias pour se faire connaître, elle a choisi d’insulter et de discréditer pour attirer vers elle certaines caméras et journalistes… toujours preneurs, lorsqu’il s’agit de s’en prendre à un membre du PCR.

Geoffroy Géraud-Legros


À quoi servent les procès à répétition…

« Calomniez, calomniez, il en restera toujours quelque chose ». Le fameux adage résume à merveille les buts poursuivis par la stratégie de harcèlement judiciaire et ses relais médiatiques. Car si les élus sortent la tête haute des tribunaux, les procédures judiciaires et leur médiatisation intense permettent d’instaurer le doute, de créer une atmosphère dont se nourrit le « tous pourris » qui détourne les citoyens de la politique… et profite à ceux à qui la justice ne demande jamais de comptes.



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