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Allons vers le changement pour une Réunion nouvelle

Ambiance chaleureuse hier à Saint-Paul pour accueillir Patrick Lebreton

Manuel Marchal / 7 novembre 2015

À 48 heures de la présentation officielle à Saint-Denis de la liste aux élections régionales conduite par Patrick Lebreton, enthousiasme à Saint-Paul : la réunion du comité électoral de l’Ouest s’est élargie à un débat animé par Patrick Lebreton et les militants, en présence de délégations venues de plusieurs autres régions de La Réunion.

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Patrick Lebreton était hier dans l’Ouest. Il a rencontré les camarades du comité électoral et la population des communes de la micro-région. Avec Raïssa Noël, porte-parole du Comité de l’Ermitage, la tête de liste de l’Union des Forces de progrès était notamment à La Saline, un des quartiers les plus déshérités de Saint-Paul. Pendant ce porte-à-porte, le candidat a présenté les propositions de l’Union pour lutter contre la pauvreté et désenclaver les Hauts. Pour Patrick Lebreton, les Hauts sont considérés comme la cinquième micro-région de l’île, un statut égal à celui des zones Ouest, Nord, Sud et Est de La Réunion.
Après d’autres échanges avec la population, Patrick Lebreton était invité à participer hier soir à un débat avec des militants de l’Ouest.

Repousser les murs

Initialement était prévue une réunion regroupant essentiellement la direction du comité électoral de l’Ouest. En effet, à 48 heures du grand meeting de Saint-Denis, la plupart des forces sont mobilisées pour assurer la réussite de la présentation de la liste à la salle Candin à Saint-Denis. C’est pourquoi les camarades de l’Espace citoyen de Saint-Paul avaient mis à disposition leur grande salle de réunion.

Mais hier soir, il est rapidement apparu qu’il fallait repousser les murs, car la salle était trop petite et les chaises pas assez nombreuses.

Des délégations sont en effet venues de toute l’île pour participer à ce qui est devenu un débat avec Patrick Lebreton et les militants. Outre le comité électoral de l’Ouest avec des camarades de La Possession, du Port, de Saint-Paul et de Trois-Bassins, on reconnaissait une délégation du Nord avec Georges Gauvin, de l’Est avec Maurice Gironcel, une du Sud avec Fabrice Hoarau et Claude Hoarau. La réunion devenue meeting s’est alors délocalisée de la salle vers la cour.

Les questions des militants

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Après le mot d’accueil de Philippe Yée Chong Tchi Kan, les militants se sont exprimés pour lancer le débat avec Patrick Lebreton.

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Pierre Thiébaut, ancien adjoint de Roland Robert à La Possession et membre de la section PCR de Saint-Paul, est intervenu pour rappeler les effets du changement climatique dans le secteur. Un phénomène qui nécessite une prise en compte dans les politiques d’aménagement.

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Sarah Rupert, secrétaire de la section socialiste de La Possession, a souligné l’importance de structurer un service d’aide à la personne. Le vieillissement de la population amène des besoins nouveaux, c’est un gisement d’emplois à condition de s’y préparer dès maintenant.

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Bruno de Trois-Bassins a posé le problème de l’octroi de mer. Cette taxe sera-t-elle encore là dans 5 ans ? Sa suppression amènera-t-elle un gain de pouvoir d’achat ? Par quoi remplacer une recette qui représente 40 % du budget d’une commune comme Trois-Bassins ?

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Raïssa Noël, porte-parole du Comité de l’Ermitage, a rappelé l’importance de la bataille de la pauvreté. Elle a aussi averti que les pauvres sont les premières victimes du changement climatique. Ils n’ont pas les moyens de vivre dans des logements capables de bien résister à ces phénomènes extrêmes.

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Guito Crescence, socialiste de Saint-Paul, est intervenu sur le thème de la ruralité. Les Hauts de notre île ont un formidable potentiel touristique qui ne peut être exploité à cause de règlements trop contraignants et faute de volonté politique au niveau de la Région. L’agro-tourisme pourra devenir aussi une source appréciable de revenus si la fin de la canne à sucre se confirme.

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Sabine Le Toullec, section communiste du Port, a mis l’accent sur la politique de co-développement. En tournant nos regards vers les pays qui nous entourent, il sera alors possible de développer les échanges, les productions à La Réunion, l’emploi dans notre île ainsi que la possibilité pour des Réunionnais de travailler près de chez eux au lieu d’être contraints à l’exil en France.

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Patrick Lebreton, attentif aux questions des militants.

L’union pour au moins 20 ans

Avant de répondre aux questions des militants, Patrick Lebreton a tenu à réaffirmer un préalable : il n’est pas possible d’imaginer l’avenir de La Réunion en cherchant à tuer le Parti communiste réunionnais. La stratégie suicidaire de confrontation n’est pas la sienne et celle du Mouvement du Progrès. Le Progrès est un mouvement de socialistes réunionnais, qui cherchent à remplacer « le logiciel du Congrès d’Epinay de 1971 », a-t-il dit. C’est en effet lors de ce congrès qu’a été définie la ligne stratégique du Parti socialiste. Mais le monde a changé depuis.

C’est pourquoi Patrick Lebreton a souligné l’importance de l’union saine et loyale entre le Progrès et le PCR. Le pari de cette union, c’est celui de l’élargissement. Plusieurs sections du Parti socialiste ont choisi d’y adhérer, car elles se retrouvent dans le rassemblement et refusent que le PS s’efface derrière Huguette Bello. D’autres partis ont aussi rejoint l’union, comme le PRG et le MRC. Jeudi, plusieurs personnalités de la société civile ont également fait part de leur soutien, notamment Catherine Gaud qui sera candidate aux côtés de Patrick Lebreton.

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Le candidat répond.

Un nouveau cycle

Les réponses ont aussi permis de réaffirmer qu’elles s’inscrivent dans une stratégie d’union PCR-Progrès pour 20 ans. La situation sociale est si grave et les problèmes si complexes qu’une seule élection ne pourra pas tout régler. C’est pourquoi il existe un Comité de Parrainage présidé par Paul Vergès avec à ses côtés Jean-Claude Fruteau. Ce Comité a pour but d’élargir encore la réflexion à toutes les personnes qui ne souhaitent pas s’engager dans un parti politique, mais qui veulent apporter leur contribution au débat pour développer La Réunion.

Ces élections régionales sont donc le départ d’un cycle qui passera par la présidentielle, les législatives, les européennes, les municipales et intercommunales suivies, pourquoi pas, par l’élection de la collectivité unique qui fusionnera Région et Département.

Car les propositions de l’union appellent à une plus grande responsabilité des Réunionnais. Patrick Lebreton demande donc à faire sauter le verrou de l’alinéa 5 de l’article 73 de la Constitution, qui bloque l’évolution de La Réunion. Il souligne que la Guyane et la Martinique ont fait le choix de la collectivité unique sans pour autant quitter la République, et que dans ces pays les citoyens éliront leur assemblée les 6 et 13 décembre prochains.

Le pas du changement

Ainsi par exemple, en ouvrant La Réunion sur son environnement régional immédiat des îles à l’Afrique australe, et en donnant la responsabilité à des Réunionnais de défendre les intérêts du pays dans ces discussions, il sera possible d’aller vers une intégration harmonieuse de notre île dans un ensemble qui pèse aujourd’hui plus de 170 millions d’habitants, et demain beaucoup plus.

Et de conclure en rappelant l’importance de se mobiliser au cours de ces semaines. Le pas du changement vers une Réunion nouvelle est possible, en votant pour la liste de l’Union des Forces de progrès.

L’échange s’est terminé autour d’un pot de l’amitié proposé par les camarades de Saint-Paul.


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