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Après la reculade de Didier Robert… l’entourloupe de l’État ?

Tram-train

Geoffroy Géraud-Legros / 7 juin 2010

L’annonce de la suppression du tram-train s’est accompagnée de menaces et de propos outranciers contre l’équipe précédente. Un écran de fumée destiné à masquer les reculades de Didier Robert envers ses promesses électorales… et sans doute aussi un tour de passe-passe de l’État, permis par l’inconséquence de la nouvelle équipe.

Le Protocole de Matignon signé en 2007 par le Paul Vergès, président de la Région Réunion, et Dominique de Villepin, Premier ministre, prévoyait, de la part de l’État, des subventions respectives de 435 millions d’euros pour le Tram-train, et de 930 millions d’euros pour la nouvelle Route du Littoral. Les accords prévoyaient que le surcoût serait assumé à 59% l’État et à hauteur de 41% par la Région Réunion.
Aujourd’hui, le montant du projet de Route du littoral en digue et viaduc s’éleve au final à 1 milliards et 400 millions. Si l’on était demeuré dans le cadre du mécanisme prévu par la convention de 2007, ce coût supplémentaire de 470 millions aurait dû être assumé majoritairement par l’État, sans remettre en cause la construction du chemin de fer.

Suppression du tram-train : le compte n’y est plus…

La décision de supprimer le tram-train annoncée par Didier Robert crée une situation nouvelle, dans laquelle l’État peut réaliser une économie considérable au détriment des engagements qu’il a pris envers les Réunionnais. C‘est probablement en ce sens qu’il faut interpréter les propos tenus par Marie-Luce Penchard devant la Région, le 20 mai dernier.
Les médias réunionnais ont relayé en boucle la déclaration de cette dernière, selon laquelle « pas un euro ne serait perdu pour La Réunion ». Ils n’ont en revanche que peu prêté attention au fait que la ministre avait commencé par souligner que la nouvelle équipe « avait donné toutes les assurances au Gouvernement, au Premier ministre (…) pour que les nouveaux projets soient compatibles avec les priorités du Grenelle de l’environnement en matière de développement durable ». Quels projets de transports publics sont donc porteurs de ces « assurances » ?

Manque de vigilance de Didier Robert

Très certainement pas celui d’une route à six voies sur mer. Comme l’avait signalé en son temps la DIREN, le milieu où celle-ci devrait se dérouler est composé de barrières coraliennes et de zones de récifs particulièrement sensibles sur le plan écologique.
D’autre part, une installation où se mêleront bus et automobiles correspondrait encore moins aux prescriptions du Grenelle…
Tout porte donc à croire que le basculement des 435 millions du Tram-train sur la Route du littoral va surtout permettre à l’État de s’exonérer de l’obligation, prévue par le Protocole de Matignon, d’assumer près de 60% du surcoût.
Du pain béni pour un gouvernement à qui il manque perpétuellement 10 centimes pour faire un euro et qui ne manque aucune occasion de faire des économies. Comprenant un peu tard que son projet de route littorale à 6 voies dont 2 pour les bus aurait un retard énorme par rapport au calendrier de travaux acté par la majorité dirigée par Paul Vergès, Didier Robert fait aujourd’hui marche arrière. À cause de son manque de vigilance, la reculade va-t-elle s’accompagner d’une entourloupe de l’État ?

Didier Robert devrait s’inculper lui-même

Tout le monde a noté l’agressivité affichée par Didier Robert lors de la conférence de presse qu’il a consacrée à l’abandon du tram-train. Sans grand égard pour la dignité de sa fonction, le président de la Région est allé jusqu’à menacer les responsables sortants de « suites judiciaires », au motif du « gaspillage d’argent public », prétendant même sans crainte du ridicule « inculper » son prédécesseur. En ce domaine, Didier Robert juge sans doute selon lui-même… et, si l’on demeure dans le langage juridique, se prévaut de ses propres turpitudes.
Devenu maire de la capitale des Hauts, n’avait-il pas décidé arbitrairement de supprimer la rocade du Tampon, dont les travaux allaient débuter, jetant à la poubelle l’ensemble des études et travaux préparatoires ? Un « gaspillage d’argent public » qui allait à l’encontre de tous les votes en Conseil municipal, auxquels Didier Robert avait lui-même participé.
Ce que les haussements de ton de Didier Robert ont bien du mal à dissimuler, c’est son appartenance à un type de politique qu’on croyait en voie de disparition : ceux qui refusent de se battre pour le développement et le rattrapage de La Réunion, et n’existent qu’en remettant en cause les réalisations de ceux qui ne pensent pas comme eux.

G.G-L


La stratégie "merle maurice"

Tous les Réunionnais savent quelle calamité représente l’oiseau connu sous le nom de "merle Maurice". Un volatile plaisant à regarder, qui arbore un plumage voyant, sait faire voir son jabot, montre une huppe avantageuse, mais… détruit tout sur son passage.
Particulièrement sans-gêne, le "merle Maurice" a en outre la particularité de s’installer dans le nid des autres, qu’il a tôt fait de s’approprier comme s’il était le sien. Didier Robert aurait-il un passe-temps méconnu d’observateur de la nature ? S’est-il inspiré du nuisible oiseau pour construire sa pensée politique ?

G.G-L



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Messages






  • didier robert est abject ! s’en prendre de cette façon à son prédesseur Paul Vergés ne reléve pas d’un homme politique responsable mais d’un malfrat de bas fond ! qu’il regarde ses amis de l’ump et du gouvernement s’ils se génent pour dépenser l’argent public ! rien que la venue de sarkozy à la Réunion pour quelques heures à couté (x) millions d’euros ! là silence ! quelle objectivité à ce monsieur ! et que pense t-il de son copain estrosi qui est parti de guyane en avion privé et qui a couté 138.000 aux contribuables, rien que pour boire une coupe de champagne à l’élysés ? là aussi motus et bouche cousue ! la liste serait longue mais tot ou tard didier robert mordra la poussiére.

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