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Augmentation des prix des fruits et légumes : les pauvres seront-ils indemnisés ?

Les suites de Bejisa

Témoignages.re / 9 janvier 2014

Le cyclone a fait d’importants dégâts. L’état de catastrophe naturelle sera déclaré, et le Fonds de solidarité activé. Les entreprises pourront demander à être indemnisées, ainsi que les particuliers. Mais une catégorie de la population n’aura droit à rien pour le moment. Ce sont les pauvres, pour qui l’alimentation est le principal poste de dépense. Le cyclone entraine une hausse importante des prix des produits frais. Mais pour les victimes de cette situation, aucune indemnisation n’est à l’horizon.

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Malgré le beau temps hier, peu de clients au marché forain du Port. Nous sommes le 8 janvier, beaucoup n’ont plus grand chose et décident de tourner le dos aux produits frais. Le cyclone a entrainé d’importants dégâts, mais quelle est l’indemnisation qui sera accordée aux pauvres qui subissent cette hausse des prix ? (photo L.B.)

Parmi les nombreux effets négatifs du cyclone Bejisa à La Réunion, "Témoignages" a déjà évoqué le problème de la hausse des coûts des fruits et légumes. Un phénomène dû notamment aux dégâts du cyclone sur les productions maraîchères.

Ce problème est constaté chaque jour par les consommateurs qui ont besoin d’acheter ces produits pour leur alimentation. Cela a été le cas, par exemple, ce mercredi matin au marché forain du Port, place des Cheminots, où les clients ont pu se rendre compte à quel point leur pouvoir d’achat est remis en cause.

3 fois plus cher en quelques jours

Certes, il n’y avait pas de pénurie dans les fruits et légumes, et la plupart de ces produits réunionnais étaient comme d’habitude de grande qualité. On a pu remarquer toutefois que plusieurs stands étaient vides en raison des pertes de productions dont sont victimes nos maraîchers.

Ensuite, on peut citer des fruits et légumes dont les prix ont fortement augmenté par rapport aux dernières semaines. Comme par exemple les tomates à 3 euros le kilo ; les carottes, les patates douces et les bringelles à 1,50 euro ; le chou à 2 euros ; les letchis à 3 euros ; les mangues josé à 2 euros ; et 20 bananes à 2 euros.

Cet exemple n’est pas isolé. Hier dans une grande surface à Saint-Denis, les tomates étaient à 4 euros le kilo, et les boites de tomates en conserves étaient bien en évidence. Une manière de dire aux pauvres : « finis pour vous les tomates fraiches, vous n’aurez que des tomates en conserves ».

Les pauvres ont-ils droit aux produits frais ?

Et ce n’est pas fini, car la hausse des prix va continuer.

Au fait, pourquoi dans le "panier Lurel", n’y a-t-il aucun produit frais, en particulier les produits maraîchers ? Le ministre des Outre-mer s’intéresse-t-il aux prix de ces marchandises qui sont souvent des produits de première nécessité pour la santé des Réunionnais ? Affaire à suivre…


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