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Avec les jeunes !

Roubani Ousseni, militant dans la 1ère circonscription

Jean Fabrice Nativel / 6 juin 2012

S’il est un militant à la Section PCR de Saint-Denis qui ne passe pas inaperçu, c’est Roubani Ousseni. En bus, son carton rempli de tracts entre les bras, il milite pour ces législatives sans compter ses heures.

Vous présidez une association, nous aimerions en savoir un peu plus sur ces activités.

- En 2008, nous avons créé une association afin d’aider toutes les personnes qui rencontrent des difficultés pour se loger, effectuer les démarches administratives… Suivant les situations, nous avons des interprètes. Nous aidons aussi les jeunes dans leur parcours d’étudiants.

Une aide pour tous

Vous rencontrez régulièrement les Mahorais, les Comoriens, que vous disent-ils ?

- Ils me parlent de leurs soucis quotidiens. Je leur dis de faire preuve de respect. Pour moi, il n’y a ni homme noir, ni homme blanc, il y a tout simplement des hommes. C’est le message que je fais passer là où je me trouve. J’œuvre pour une société harmonieuse sans distinction de race, ni de couleur.

« Il y a tout simplement des hommes »

Aujourd’hui, quelle est votre préoccupation ?

- Le logement est ma priorité ! Notre association milite pour que les plus nécessiteux d’entre nous aient accès à un logement social et digne. En effet, nous sommes nombreux à louer des logements à des privés. Même si nous percevons des allocations diverses, il n’empêche que nous avons des factures à payer comme toutes les personnes.

De grandes responsabilités

Brièvement, parlez-nous du rôle des parents.

- Leurs responsabilités sont grandes. Le père veille à l’éducation des enfants, c’est-à-dire à leurs droits et devoirs. La mère cuisine et transmet aux marmailles le savoir-faire culinaire notamment. Si elle connaît lire, elle les aide dans leurs devoirs.

Une nourriture simple

De quoi se compose votre nourriture ?

- Le matin, on prend du pain, beurre, thé. Le midi comme le soir, les ingrédients de base sont le manioc et les bananes, que nous cuisons, quand nous pouvons, au feu de bois. Le soir, c’est du riz. Nous les agrémentons soit de poissons, ou de viandes de cabri, de bœuf ou d’ailes de poulet. A l’occasion de l’Aïd, nous nous retrouvons autour d’un festin familial après un instant de prière à la mosquée.

Et la jeunesse mahoraise, confiez-nous quelques mots sur elle.

- Leur avenir est incertain ! Beaucoup de jeunes se retrouvent dans la rue. Ils sont livrés à eux-mêmes, n’ont pas de repères. Je compte fonder une association afin de les aider dans leurs parcours professionnels — emploi, formation —, etc. C’est pour cela que je me suis engagé aux côtés de Pierre Vergès.

Ce premier rendez-vous sera suivi d’autres. Roubani Ousseni sera notre guide en particulier auprès des Mahorais.

Jean-Fabrice Nativel


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