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Baisse de 30% du nombre des conseillers pédagogiques

En pleine campagne électorale

Manuel Marchal / 14 mars 2011

À un mois des élections, le recteur annonce que 162 postes d’enseignants seront supprimés à la rentrée. À une semaine des Cantonales, c’est au tour des conseillers pédagogiques de voir leur nombre diminuer de 30%. En pleine campagne électorale, la casse du service public continue. Les soutiens du gouvernement doivent s’expliquer.

Le gouvernement a décidé d’appliquer le premier plan d’austérité. La Réunion est particulièrement concernée, et cela, malgré sa situation. Dans notre île, la population continue d’augmenter, et par rapport à une Région située en France, notre île connaît d’importants retards structurels. Cette situation est d’ailleurs reconnue par l’Europe, dans le traité sur lequel s’appuient tous les règlements et toutes les directives.
Mais le gouvernement n’en tient pas compte, et il soumet les Réunionnais à une politique de rigueur d’une rare violence, et cela, au moment où l’économie du pays s’effondre.
Un peu plus d’un mois avant les élections, c’est l’annonce de la suppression de 162 postes à la rentrée. Pendant plus d’une semaine, des établissements ont été en grève, et plusieurs manifestations ont eu lieu aux quatre coins de l’île.
À une semaine du premier tour des Cantonales, c’est au tour des conseillers pédagogiques d’apprendre que leur nombre diminuera de 30%. C’est un nouveau coup porté au service public.

Les candidats UMP d’accord

Dans les deux cas, les fidèles défenseurs du gouvernement ont préféré se taire. Ils avaient pourtant là une occasion rêvée de défendre la politique qu’ils soutiennent. En effet, sur la lancée de son vote pour la suppression de la retraite à 60 ans, Didier Robert ne s’est pas opposé au Budget 2011 qui prévoit ces suppressions d’emplois à La Réunion.
Puisqu’il n’a pas voté contre, le député a bien une explication à donner. Elle est nécessaire pour que tous les électeurs puissent savoir véritablement à quoi s’en tenir. Car le président de la Région a pris la Direction de la campagne de l’UMP. Il a choisi les candidats, et sa liste a été validée à Paris. Personne n’ose imaginer qu’un seul de ces candidats ne soit pas un soutien de l’UMP.
Ils sont donc tous des ambassadeurs de la politique du gouvernement, et au même titre que Didier Robert, ils doivent également des explications à la population.

Pourquoi ce silence ?

Pourquoi baisser le nombre d’enseignants à la rentrée ? Pourquoi diminuer celui des conseillers pédagogiques ? Ce ne sont que les questions les plus récentes concernant le service public.
À cela, beaucoup ne manqueront pas d’ajouter leurs interrogations sur le pourquoi de la casse de la filière photovoltaïque.
Dans six jours, les électeurs vont élire leurs représentants au Conseil général. Et à six jours du scrutin, les candidats du parti au pouvoir n’ont toujours pas dit pourquoi ils soutiennent le gouvernement.

M.M.


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