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BNP, Société générale et Crédit agricole peuvent dire merci à Nicolas Sarkozy

L’UMP vole au secours de trois banques

Témoignages.re / 23 juillet 2011

BNP Paribas, Société générale et Crédit agricole : ces trois banques sont les grandes gagnantes du plan présenté par Nicolas Sarkozy et adopté avant-hier par les chefs d’États et de gouvernements de la zone euro. Ces trois banques sont impliquées dans la crise grecque. Sauver ces trois banques de leurs turpitudes, voilà le véritable objectif du plan de "sauvetage" de Nicolas Sarkozy. Voici une intéressante opinion parue hier dans "La Tribune de Genève" qui apporte un éclairage sur la méthode.

« La zone euro a mis jeudi sur la table un nouveau plan d’aide de près de 160 milliards d’euros pour sauver la Grèce et empêcher une contagion de la crise de la dette... »
« ...Nicolas Sarkozy y a vu "l’amorce d’un Fonds monétaire européen". "Nous sommes conscients des efforts demandés aux Grecs, l’ensemble des pays de la zone euro a décidé d’être à leur côté, on ne peut abandonner un membre de la zone euro à partir du moment où celui-ci s’engage dans un programme de réformes", a-t-il également estimé. ... un accord pour alléger la dette grecque — d’un montant de près de 350 milliards d’euros actuellement 160 % du PIB — et impliquer les banques » (lexpansion.lexpress.fr)
Nicolas Sarkozy nous parle « d’un tournant historique... un devoir de solidarité... ». Du grand verbiage pour emballer le plan de sauvetage des banques françaises.
La Bourse à Paris ouvre en hausse (22/07/11 à 10h09) avec les banques en tête du palmarès : Crédit Agricole +3.46 %, BNP +2.86%, Dexia +3.64%, Société Générale +2.5%. « Les Bourses européennes ont débuté la séance de vendredi en hausse après l’accord entre les dirigeants de la zone euro pour adopter une nouvelle aide colossale à la Grèce et muscler leur dispositif destiné à éviter une propagation de la crise de la dette en Europe ». (AFP 22/07/11-10h01).
C’est l’euphorie totale, l’Europe va de l’avant et le sauveur Sarkozy peut plastronner ! (…)
En fait, Sarkozy a reçu mandat de nos « chères » banques de les sauver à tout prix, sur le dos du contribuable français si possible, avec une petite touche, toute petite, d’aide volontaire de ces mêmes banques qui mettront la main à la poche en réduisant les taux d’intérêt appliqués aux créances grecques.
« La zone euro accepte dorénavant de racheter elle-même de la dette publique de pays en difficulté sur les marchés ». « La zone euro » c’est quoi exactement ? Une entité imaginaire qui n’existe que dans le discours des « grands de l’Europe ». La « zone euro », c’est exactement vous et moi, les contribuables européens, qui devrons payer prochainement ce cadeau immense fait indirectement aux banques françaises.
On comprend mieux pourquoi Angela Merckel était réticente à cette approche qui bénéficie principalement à la France et à ses banques.
Quand la « zone euro » rachète la dette de pays défaillants, nous n’achetons que du vent, « junk bonds », ces pays devenant insolvables et n’ayant aucune capacité pour rembourser les dettes somptuaires qu’ils ont contractées.
En sauvant la peau des banques françaises, Sarkozy nous refile l’enfant au grand soulagement de celles-ci qui seront certainement reconnaissantes au grand décideur ».


L’avertissement d’une agence de notation

Le 15 juin dernier, "l’Express" annonçait l’impact de la crise sur les trois banques :
Moody’s a annoncé qu’elle envisageait d’abaisser la note de BNP Paribas, Société générale et Crédit agricole et pour se déterminer, va passer en revue leur exposition à la dette de l’État grec et à celle du secteur privé.
N’écartant plus un défaut de paiement d’Athènes, l’agence mesurera notamment "l’incohérence potentielle qui pourrait exister entre un défaut ou une restructuration (de la dette grecque) et les notes actuelles" des établissements français.
Ce passage au crible ne devrait pas entraîner d’abaissement de notation de plus d’un cran dans le cas de BNP Paribas et Crédit agricole, selon Moody’s. Mais il pourrait atteindre deux crans pour Société générale, une différence liée à un élément technique.


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