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Brutalité, violence, usurpation de titre

Manuel Marchal / 27 septembre 2010

Vendredi dernier, La Réunion a vécu une scène qui appartient à un passé que l’on croyait révolu.
Didier Robert change l’ordre du jour, demande la présidence de la SEMATRA puis lorsque la séance est levée, il se fait autoproclamer président par 4 autres conseillers régionaux comme lui : Jean-Louis Lagourgue, Yolaine Costes, Frédéric Cadet et Serge Camatchy. Ce sont les seules personnes présentes, les autres actionnaires ne sont pas là. Il y a donc une usurpation de pouvoir.
Comment expliquer que des élus pourtant bien au courant des procédures aient pu être embarqués dans une telle affaire ?
Car ce qui a été commis vendredi s’appelle sous d’autres cieux un coup d’État, et ces procédés sont condamnés. Mais pourquoi ceux qui s’élèvent contre les attaques subies par la démocratie dans d’autres pays ne le font pas à La Réunion ? Car ce sont les mêmes méthodes qui sont employées : la brutalité, la violence et l’usurpation de titre.
Car demain, lors de l’assemblée générale des actionnaires d’Air Austral, qui Didier Robert représentera-t-il ? Il est pourtant clair qu’il n’est pas le président de la SEMATRA, mais il dicte déjà ses volontés par voie de presse, affirmant qu’il pèsera sur le choix du président du Conseil de surveillance de la compagnie.
Et comme aux heures les plus graves de la fraude électorale, il se trouve un journal pour cautionner cet acte et écrire que Didier Robert a obtenu la présidence de la SEMATRA « dans les règles de l’art ».
En 1973, le mandataire d’un candidat avait été roué de coups à la Mairie de Saint-Leu. L’agression était si grave que cette personne avait eu une ITT de 45 jours. Le lendemain de ces faits, le "Journal de l’île" écrivait que le mandataire avait glissé dans l’escalier.
37 ans plus tard, l’histoire se répète.

Manuel Marchal


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