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« C’est nous qui portons l’espérance »

Toulouse, le dernier grand meeting de François Hollande

Témoignages.re / 5 mai 2012

Pour la dernière réunion publique de la campagne, François Hollande était hier soir à Périgueux, en Dordogne. Sa dernière prise de parole de candidat a eu lieu en plein air sur la place Badinter. La veille, François Hollande était à Toulouse pour tenir son dernier grand meeting de campagne, avant le deuxième tour de l’élection le 6 mai. Voici quelques extraits de son discours prononcé sur la place du Capitole.

Mes chers amis, j’achève la campagne ici à Toulouse. Je veux rappeler les lieux et les visages que j’ai rencontrés tout au long de ces derniers mois. Une campagne présidentielle, ce n’est pas simplement des propositions ou des mesures, c’est aussi des témoignages, des révélations, des rencontres.
Je suis parti de Corrèze, département qui m’a accordé son soutien constant depuis tant d’années. Je suis allé à Florange, en Moselle, soutenir les salariés d’ArcelorMittal qui luttent, là encore, pour préserver leur outil de travail. Je suis allé à Boulogne-sur-Mer rencontrer les métiers de la pêche durement éprouvés. Je suis allé à Laval rencontrer les producteurs de lait, les agriculteurs qui souffrent également de prix qui ne rémunèrent plus leur travail. Je suis allé à Aulnay-Sous-Bois, en Seine-Saint-Denis, rencontrer les travailleurs de Peugeot qui s’inquiètent pour l’avenir de leur site. Je suis allé à Marseille rencontrer les salariés de Fralib qui luttent également pour leur entreprise et leur emploi. Je suis allé à Vaulx-en-Velin, à Clichy-sous-Bois, rencontrer les quartiers, les jeunes de ces quartiers où ils sont à 40% au chômage et où, dans des immeubles, il n’y a plus d’ascenseurs, il n’y a plus d’électricité, il n’y a plus d’eau chaude. Voilà la France aujourd’hui, telle qu’elle est, que j’ai rencontrée !

60% des jeunes au chômage à La Réunion

Je suis allé en Outre-mer voir des territoires qui souffrent eux aussi de l’abandon de l’Etat, où le chômage des jeunes atteint 60% en Guyane, à Mayotte, en Martinique, en Guadeloupe, à La Réunion. Et on pense que ce sera sans conséquence ? Il y a péril, il y a menace ! (…)
La victoire, je la sens venir. La victoire, je la vois. La victoire, elle arrive. La victoire, elle est à portée de main, la vôtre, la main de chaque citoyen qui prendra le bulletin de vote, je ne vous dis pas lequel, et qui, à partir de ce vote-là, permettra le changement. Rien n’est jamais donné. L’alternance est toujours une conquête. C’est aussi un élargissement.
Nous devons nous adresser par-delà ce que nous sommes ici aux citoyens de France qui ont une certaine idée de la France, à celles et ceux qui partagent ces valeurs humanistes, à ces concitoyens libres de toute appartenance et qui, à un moment, décident en conscience de confier à la Gauche la responsabilité de leur destin. Nous devons nous adresser à une nouvelle génération qui est là, qui se lève et qui va — je l’espère de tout mon cœur — connaître elle aussi le bonheur de l’alternance, le bonheur du changement !

« Une victoire sans rancœur »

Je veux que notre victoire soit belle, soit grande. Je veux que ce soit une victoire sans rancune, sans rancœur, sans revanche. Une victoire qui nous élève. Une victoire qui nous redresse. Une victoire qui nous renforce. Une victoire de la confiance, du bonheur, de la fierté. Je veux une victoire qui permette de réunir, de réconcilier, de rassembler.
Nous allons gagner pour que même ceux qui n’auront pas voté pour nous le 6 mai puissent se dire qu’en définitive, c’est nous qui portons l’espérance.


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