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Chantiers d’espoir

Appel commun de communistes, écologistes, socialistes, syndicalistes et militants associatifs

Témoignages.re / 22 janvier 2015

 En France, des communistes, écologistes, socialistes et des membres du Parti de Gauche signent un texte commun pour proposer une alternative progressiste en France.

Ci-dessous le texte de l’appel Chantiers d’espoir, publié ce matin dans Médiapart. Ce texte exprime la volonté de faire émerger une alternative à gauche porteuse d’une autre politique, citoyenne, féministe, écologiste et solidaire. Chantiers d’espoir, c’est aussi la volonté de redonner des couleurs, de la saveur et du tranchant à l’engagement politique.

Ce texte est signé par 500 militantes et militants de gauche, parmi lesquels Emmanuelle Cosse et Cécile Duflot (EELV), Pierre Laurent (PCF), Jean-Luc Mélenchon (PG), Clémentine Autain (Ensemble) mais aussi les socialistes Frédéric Hocquard et Liem Hoang Ngoc, Françoise Castex et Isabelle Attard (Nouvelle Donne), Annie Ernaux (écrivaine) et Robert Guédiguian (cinéaste), Jean Auroux, ancien ministre du travail, Annick Coupé, syndicaliste, Jean-Pierre Dubois, militant des Droits de l’Homme ; Caroline De Haas, militante féministe ; les économistes Jean-Marie Harribey et Henri Sterdyniak ; Roland Gori, psychanalyste, Susan Georges, essayiste...

"Chantiers" parce que nous voulons construire une alternative. "Espoirs" parce que nous sommes convaincus, chacune et chacun, forts de la diversité de nos engagements et points de vue, que cette alternative est possible. 

Cet appel et le processus qu’il initie sont nés de l’urgence de reconstruire une perspective commune face aux inégalités qui explosent, à la stigmatisation, au déclassement et à l’abandon organisé de franges entières de la population...

Comment un Président élu avec la force de 17 millions de voix a-t-il pu mettre en œuvre une politique qu’il dénonçait hier ? Comment une partie de la gauche, qui affirmait pourtant un idéal de changement, de progrès social et de justice, a-t-elle pu à ce point tourner le dos aux exigences qui l’ont portée au pouvoir ?
 
Pour nous, cette sidération s’est transformée en colère. Une colère qui s’est exprimée par de multiples mobilisations sociales portées par des associations, des syndicats, des partis ou des collectifs. Pour d’autres, cette sidération s’est traduite par un désintérêt de la politique et l’abstention, ou pire encore par un vote de repli et de haine.
 
Nous refusons de laisser les responsables politiques au pouvoir mener notre pays dans le mur. Nous refusons le « il n’y a pas d’autre solution possible » qui sert de prétexte à tous les renoncements. Cette impasse de la soumission renforce le poids des idées de régression, galvanise le MEDEF, accélère le retour d’une droite revancharde et place l’extrême droite au cœur du débat de société. Nous refusons la logique libérale et productiviste qui détruit nos vies, enferme des millions de gens dans le chômage et la précarité et menace l’avenir de la planète.
 
Nous croyons aux valeurs d’égalité, de justice et de solidarité dont la gauche a été porteuse historiquement. Nous voulons agir pour redonner goût à la citoyenneté, à la fabrication de la politique et de la démocratie, et inventer les contours d’un projet émancipateur du XXIe siècle.
 
Nous pensons que le temps est venu que les hommes et femmes de bonne volonté, convaincus qu’il est possible et nécessaire de changer le réel, prennent la parole. Membres ou pas d’une association, d’un syndicat ou d’un parti politique, nous pouvons, nous allons faire renaître l’espoir. Un autre partage des richesses et des ressources est possible. Une transition écologique est urgente. L’égalité entre les individus, quels que soient leur sexe, couleur de peau, origine, religion, sexualité, handicap est une condition de la démocratie. Des réponses au chômage peuvent et doivent être apportées sans attendre un hypothétique retour de la croissance. La vie politique peut s’écrire autrement que par une succession d’affaires financières et juridiques qui détériorent toujours plus l’action publique. Il est temps de construire une démocratie « vraie » dépassant la monarchie élective de la 5ème république pour se réapproprier la souveraineté populaire, lui offrir de nouvelles formes d’expression, et créer des institutions qui permettent la participation effective de toutes et tous aux affaires qui les concernent.
 
Nous voulons dépasser la résignation et proposons d’échanger pour construire ensemble un autre chemin collectif. Un chemin dans lequel le progrès humain sera possible pour nous, pour les générations futures.
 
Nous mobiliser, ensemble, pour élaborer une alternative politique, sociale et écologiste : c’est l’objet des chantiers d’espoir que nous vous proposons de construire. À travers ce rassemblement inédit, l’objectif est de mettre en mouvement nos concitoyens et bâtir ainsi une majorité d’idées dans le pays, de montrer qu’il est possible de faire autrement en dessinant les mesures urgentes de transformation sociale et écologique que mettrait en œuvre un gouvernement qui ne renonce pas face à la finance.
Dans cette perspective, nous proposons de susciter des rencontres, partout en France, pour tracer un nouveau chemin. Des rencontres, connectées, pour échanger et inventer ensemble le projet et la stratégie à mettre en œuvre pour mettre un coup d’arrêt à l’avancée de la droite et de l’extrême droite. Et de redonner des couleurs, de la saveur et du tranchant aux valeurs d’égalité et de liberté, de faire émerger une alternative à gauche porteuse d’une politique, citoyenne, féministe, écologiste et solidaire.



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  • Comprenez bien que mon abstention éventuelle ne sera jamais un signe de mon désintérêt mais
    1 ) un refus de cautionner des propositions qui ne règlent rien sans une rupture totale avec les politiques existantes et
    2) du fait qu’il n’y aura aucun suffrage qui pourrait valider un soutien à la droite et pire à la droite fachiste

    Je pense depuis longtemps qu’une autre politique est possible mais je n’arrive pas à croire que ces gens qui hier encore votaient toutes les lois assassines de ce gouvernement de droite et qui conservent leurs cartes de leurs partis respectifs puissent nous aider dans cette alternative : je n’y vois que visées électoralistes passagères
    L’espoir était là avec le FDG mais il est mort d’alliances véreuses et du manque de ténacité sur notre façon et nos moyens d’envisager l’avenir
    Quand aux rencontres citoyennes envisagées dans ces chantiers d’espoir , je souhaite vraiment que cela soit autre chose que récupération comme cela s’est déjà produit avant les municipales par exemple

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