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Cinq milliards d’économie en plus pour 2014

Nouvelles mesures du gouvernement

Témoignages.re / 12 mars 2013

Jérôme Cahuzac, ministre du Budget, a annoncé une nouvelle économie de 5 milliards pour 2014, « tous les crédits sont potentiellement visés », à l’exception des effectifs dans l’Éducation nationale et la Police. Les dépenses de l’État devraient être rabotées de 1,5 milliard d’euros.

Selon une « lettre de cadrage » envoyée aux ministères, Jean-Marc Ayrault a indiqué que « ces économies permettront de garantir le redressement des comptes publics tout en assurant le financement des mesures que nous avons décidées pour renforcer la compétitivité de notre économie, lutter contre le chômage et conforter la solidarité envers les plus démunis ».

« L’austérité, ce serait quoi ? »

Ces économies s’ajoutent aux 10 milliards d’euros prévus sur les dépenses du Budget 2014. Ces nouvelles mesures ne sont pas, pour le président de la République, François Hollande, des mesures d’austérité : « C’est un effort que nous pouvons parfaitement consentir. L’austérité, ce serait quoi ? Ce serait d’amputer le pouvoir d’achat, de réduire le service public, de supprimer des prestations et, en réalité, d’affaiblir la croissance. Or, moi, ce que je veux, c’est qu’il y ait de l’activité économique, de la croissance en même temps que les efforts nécessaires pour réduire les déficits ».

Toutefois, l’essentiel de l’effort, soit 3,5 milliards d’euros, portera sur des redéploiements d’un budget vers un autre. Les dépenses de l’État seront réellement rabotées de 1,5 milliard, mais ne concerneront pas les effectifs, ni les collectivités territoriales, ni la Sécurité sociale. Le budget de l’État et les ressources affectées à ses 566 opérateurs, parmi lesquels l’Office national des forêts, le CNRS, le Musée du Louvre, les Agences régionales de santé ou l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé, etc., seront touchées.

Retrouver l’équilibre

L’objectif du gouvernement est de rester dans les clous de l’objectif de réduction du déficit qu’il s’est fixé, bien que révisé, de 3% du Produit intérieur brut (PIB) l’an prochain, et l’équilibre des finances publiques (0% de déficit) en 2017. Le Premier ministre devrait fixer les crédits de chaque ministère pour 2014, d’ici mi-juin. Mais mi-avril, le gouvernement doit présenter les grandes lignes de l’effort global de redressement des finances (2013-2017), qu’il transmettra au Parlement et à la Commission européenne.

« Conformément à nos engagements, pour assurer cet équilibre sur l’ensemble de la législature, nous concentrons aujourd’hui notre action sur la maîtrise de la dépense. La lettre de cadrage est la traduction de cet effort pour l’État et les agences qui lui sont rattachées », a justifié Jean-Marc Ayrault.

De son côté, le Ministre Moscovici a affirmé que la réduction des déficits « demandera plusieurs années ». « Tout euro consacré à la dette publique est un euro perdu pour la collectivité », a-t-il ajouté à l’AFP, pour justifier la priorité accordée à la réduction de la dette.

Céline Tabou


Kanalreunion.com