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Collectif Femm Ensembl’ pour Sainte-Suzanne :
- Pour le soutien à la liste conduite par Maurice Gironcel
- Pour faire respecter la parole donnée

Assemblée des femmes de Sainte-Suzanne : près de 200 femmes réunies en solidarité avec Maurice Gironcel

Céline Tabou / 9 janvier 2012

Samedi 7 janvier, la permanence du Parti communiste réunionnais a accueilli l’association « Femm Ensembl’ » de Sainte-Suzanne pour débattre de la condition féminine et de l’aggravation de la situation pour les familles. Cet évènement a également été l’occasion pour les près de 200 femmes réunies d’apporter leurs soutiens à Maurice Gironcel.

Durant deux heures, les participantes et participants ont pu échanger et débattre sur la situation de la femme dans la société réunionnaise. À la tribune, cinq femmes politiques, associatives, militantes et citoyennes ont exprimé leurs points de vue sur les « problèmes qui touchent la famille ».

Accroissement des violences faites aux femmes

Jacqueline Cazeau, adjointe et vice-présidente du Centre communal d’action sociale (CCAS), présidait le rassemblement. Conformément à l’engagement pris par tous les conseillers élus sur la liste de Maurice Gironcel en 2008, elle a démissionné pour que le peuple puisse à nouveau s’exprimer. Jacqueline Cazeau a indiqué qu’à Sainte-Suzanne, « nous avons toujours défendu la cause des femmes et de la famille. J’ai été élue dans l’équipe de Maurice Gironcel en 1995. Depuis, Maurice Gironcel et son équipe ont beaucoup développé la ville et mené une politique sociale, continuant ainsi le travail de défunt Lucet Langenier ».
Dénonçant « la politique de casse sociale de l’UMP qui a diminué les aides sociales des familles se trouvant dans le besoin et qui aujourd’hui sollicitent des aides d’urgence », Jacqueline Cazeau a insisté sur « le nombre de demandeurs d’aides d’urgence est en continuelle augmentation ».
En effet, comme l’a expliqué Clémence Moutalou, présidente de l’association « Femm Ensembl’ », « Actuellement comme vous tous, nous faisons malheureusement le constat de l’augmentation des violences conjugales, trop de femmes sont victimes de brutalité, trop de femmes meurent chaque année ».
Clémence Moutalou a déploré que « ce triste bilan amène avec lui son cortège de souffrance, nous sommes appelés au cœur de la détresse à trouver des mesures d’urgence en hébergement, en colis alimentaire ». À ses côtés, à la tribune, Yolaine Tounia, secrétaire de l’association « Femm ensembl’ », a fait part de son parcours et du courage des femmes à lutter contre la misère chaque jour. Mettant en avant le programme de Maurice Gironcel, cette dernière a expliqué qu’elle allait soutenir le candidat du PCR qui « a toujours soutenu la cause des femmes, qui nous a accompagnés, écoutés et dits « zot les capables » ».

Les femmes, actrices de la société

Lors de son intervention, Sylvie Mouniata, membre du secrétariat du Parti communiste réunionnais, a rappelé qu’à La Réunion, « avant la départementalisation, quand il n’y avait pas de structure de soins. Les femmes mettaient tout leur dévouement et leur labeur pour affronter la misère. C’est Raymond Vergès, fondateur du CRADS, qui face à l’insalubrité, a encouragé les femmes à se former aux métiers de sage femme et de piqueuses pour soigner, guérir et sauver des vies ».
Haute responsable politique au sein du parti, Sylvie Mouniata a également rappelé qu’« au PCR, parti progressiste, il n’a jamais été question de cantonner la femme uniquement dans son rôle de service d’aide à la personne », mais « elles peuvent apporter leurs expériences et leurs intelligences dans les luttes revendicatives et la construction de projets d’avenir. C’est pourquoi elles doivent prendre toute leur place dans les prises de décisions qu’elles soient associative, syndicale et politique ».
Après le discours de Sylvie Mouniata, la sénatrice Gélita Hoarau a expliqué qu’en tant que femme, « j’ai toujours eu du mal à séparer l’être humain. On est homme et femme dans un combat, dans une lutte pour ceux qui ont besoin de nous ». Expliquant que « le pouvoir est asexué », Gélita Hoarau a indiqué que « les hommes et les femmes ont les mêmes ambitions, soit individuelles qui ne règlent rien, soit collectives, qui servent à tous. Dans ce cas, il n’y a ni homme, ni femme, mais des êtres humains qui travaillent ensemble pour le bien de tous ».

Céline Tabou


Kanalreunion.com