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Comment le gouvernement va-t-il trouver 50 milliards ?

Élections cantonales : contre la casse sociale du gouvernement — 12 —

Céline Tabou / 15 février 2011

Le déficit en 2010 était de 148 milliards d’euros. La politique du gouvernement a eu des conséquences désastreuses pour les finances publiques. En effet, le déficit était de 148 milliards d’euros, contre 138 milliards en 2009.

L’objectif du Budget 2011 est d’atteindre un déficit public de 92 milliards d’euros. Face à ce trou dans les finances de l’État, le gouvernement de Nicolas Sarkozy a décidé de faire porter les erreurs politiciennes sur le dos des Français. Le ministre du Budget, François Baroin, a expliqué lors d’une conférence de presse mardi 8 février que le déficit public est inférieur d’un milliard d’euros par rapport aux estimations de septembre 2010 et devrait représenter un peu moins de 7,7% du Produit intérieur brut (PIB).

Pour éviter des sanctions de la part de Bruxelles, le gouvernement souhaite ramener le déficit public à 4,6% du PIB en 2012, puis à 3% en 2013. Pour cela, Nicolas Sarkozy veut instaurer une « règle d’or » constitutionnelle en matière de déficit. Il s’agit de fixer une limite au déficit dans la Constitution française. Cependant, toute modification de la Constitution demande une approbation aux trois cinquièmes du Congrès qui réunit l’Assemblée nationale et le Sénat. Mais dans l’opposition, le parti socialiste conteste : « Cette révision de la Constitution est une opération de communication politique. Nicolas Sarkozy est un pompier pyromane qui a creusé comme jamais la dette et veut s’en absoudre par une règle d’or », a déclaré Jean-Marc Ayrault, président du groupe socialiste à l’Assemblée, au “Figaro”.

Le Budget français s’est creusé à cause de la hausse des dépenses et le non-recouvrement des recettes d’avant 2009. Les revenus liés aux taxes et aux impôts se sont élevés à 274,9 milliards d’euros, contre 237,2 milliards en 2009. Ce qui montre que le gouvernement a accentué ses revenus sur le dos des contribuables qui ont vu la note augmenter : TVA, impôt sur le revenu... Les dépenses, notamment liées au « grand emprunt » et aux systèmes de protection sociale, ont augmenté de 15,9%, atteignant 452,7 milliards d’euros en 2010, contre 367,1 milliards en 2009. La hausse du chômage est l’une des raisons de l’augmentation des dépenses de protection sociale. En 2011, les revenus fiscaux de l’État devraient continuer à augmenter, et l’effet du « grand emprunt » sur les finances publiques va disparaître, a expliqué Dominique Barbet, de BNP Paribas, au “Figaro”.

Le “Cri du contribuable”, quotidien de la dépense publique, préconise : « Une suppression simultanée de l’ISF et du bouclier fiscal pourrait être intéressante, à condition d’abaisser le taux marginal de la tranche supérieure de l’impôt sur le revenu ».

Connaissant la politique du gouvernement, les 50 milliards ne seront pas pris chez les bénéficiaires du bouclier fiscal. Ce sont donc les plus pauvres qui paieront le prix le plus lourd au travers de la casse des services publics.

Céline Tabou


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