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Comment pouvaient-ils ignorer une décision de justice vieille de trois mois ?

La surémunération illégale

Manuel Marchal / 3 août 2012

La lecture de la presse de mercredi amène à s’interroger. Comment de tels propos ont-ils pu être tenus ? Il est difficile de croire que les responsables interrogés n’étaient pas au courant des conséquences d’une décision de justice vieille de trois mois. S’ils étaient, alors pourquoi s’en prendre à Paul Vergès ? Leur responsabilité n’est-elle pas d’organiser les travailleurs pour faire face aux effets dévastateurs d’une procédure poussée par un syndicat ?

Ce jugement du Tribunal administratif a eu lieu au mois de mai, il est définitif. Il a donc trois mois. Pourquoi le syndicat qui a poussé à l’action en justice n’a pas fait appel ? « S’ils étaient certains de leur bon droit, il fallait contester et aller devant le Conseil d’État », souligne Paul Vergès, « pourquoi n’a-t-on rien dit ? Pourquoi ce silence concerté de la plaignante et de l’organisation qui l’a mandatée ? Pourquoi les responsables au courant de cette décision n’ont-ils pas parlé ? Ils savaient que la décision allait marquer un tournant dans la fonction publique outre-mer ».
Comment tous ceux qui ont attaqué Paul Vergès la veille dans la presse pouvaient-ils en effet ignorer une décision de cette importance ?
Se pose alors la question de savoir s’ils ont décidé d’organiser les travailleurs pour défendre l’intérêt d’une partie d’entre eux. Car c’est d’une requête déposée par une personne poussée par un syndicat disant défendre les fonctionnaires que l’arrêt d’illégalité de la surémunération est arrivé.
Cela place chacun face à ses responsabilités, et amène à se poser une question : qui défend les intérêts des fonctionnaires ?

 M.M. 


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