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Comment Thomas Piketty voit l’Europe de l’avenir

Election présidentielle

Jean / 20 mars 2017

C’est cette vision des choses que défend Benoît Hamon puisqu’il s’en remet à Thomas Piketty pour tout ce qui concerne l’économie et l’Europe.

Savoir comment un candidat, qui proclame travailler au rassemblement des progressistes, envisage l’Europe est intéressant. Ce qui, de mon point de vue, fait l’intérêt de cette démarche — se voulant innovante et progressiste — c’est qu’elle démontre que, sauf à dire le refus absolu de poursuivre l’actuel cours dévoyant toujours plus l’idéal européen, nous ne pourrons pas briser la porte de la prison idéologique formée des traités, règlements, directives et circulaires antidémocratiques toutes élaborées par des techniciens n’ayant aucun mandat pour agir ni aucun lien avec celles/ceux subissant les effets de ces textes.

Thomas Piketty, brillant sujet s’il en est, souffre du même mal que l’ensemble de ses collègues : il croit, en dépit de décennies ayant abondamment prouvé le contraire, que l’économie est une science exacte et que les “gens” (nous tous) doivent faire confiance aux experts « qui pensent à eux, qui pensent pour eux ». Et c’est bien dommage de prétendre (ce qui est louable en soi) vouloir sauver la démocratie sans se donner la peine — quotidiennement — d’écouter, de solliciter sans cesse celles et ceux qu’on écarte, dès le départ, des réflexions et propositions de solutions permettant au plus grand nombre (et non à une poignée d’experts médiatisés) de s’emparer du débat et forger eux-mêmes les clés d’un avenir réellement commun puisque fruit d’une réflexion commune.

Nous ne sommes plus dans le cadre d’une République de 1958, où rares étaient les bacheliers et plus rares encore les diplômés universitaires. Vouloir conduire un pays de 65 millions d’âmes dont les citoyens — majeurs à 18 ans — ont considérablement progressé dans tous les domaines, disposent de moyens de s’informer n’ayant rien de commun avec l’unique chaîne télé de la RTF de 1958, est un non-sens dont peu de responsables politiques ont conscience.

Le coefficient de sympathie — même méritée — que suscite telle ou tel demeurera sans effet réel, sera incapable de créer l’élan, l’adhésion d’une très large partie des citoyens afin que le changement tant promis devienne réellement un futur désirable.

Jean



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  • Thomas Piketty n’est pas candidat, n’ayany pu obtenir comme les 11 autres, les 500 signatures d’élus. voir ce soir à la TV, "C dans l’air" sur France 5 à 20H45 (h de la Réunion) puis aussi le JT de 23H de France 2, et après, sur TF1 le débat entre les 5 premiers candidats. D’autres suivront évidemment, avant le 1° tour, entre les deux puis pour la campagne des législatives... Il faut encourager les jeunes à aller voter, c’est un devoir civique, ne pas les laisser dans leur desespoir, leur résignation, tous ont leurs mots, maux à dire pour que demain soit plus beau qu’aujourd’hui, il y a du boulot, sinon ce sera la cata ! Arthur

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  • Bonjour Arthur.
    Dans votre message vous évoquez le "débat" du 20 mars. Pour moi cela a été le débat de la honte. Inviter 5 candidats sur 11 est anti démocratique.
    Certains journaux posent la question :" lequel a su le mieux tirer son épingle du jeu ?
    Pour moi ,ils sont 6 : ( par ordre alphabétique)
    Arthaud, Asselineau, Cheminade, Dupont-Aignan, Lasalle , Poutou
    Ils ont survolé les débats.

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